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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 13:40

 

En Tunisie, le moment est extrêmement grave et l’Histoire jugera chacun selon ses actes.

 

mezri h

 

Les récents et pas derniers évènements qui viennent de secouer la Tunisie confirment la crise chronique du pays depuis la « révolution du jasmin » et préfigurent une anarchie totale, porteuse d’une guerre civile que certains souhaitent, que beaucoup redoutent et que j’ai conjecturée dès janvier 2011 sans avoir toujours été bien compris.

           

Contrairement à la propagande islamiste et aux déclarations fallacieuses de certains idiots utiles qui continuent à accuser des  « éléments de l’ancien régime » d’être derrière ces événements, j’accuse clairement Ennahda en général et Rached Ghannouchi en particulier, ainsi que ses amis d’Al-Qaïda d’en être à l’origine. Après le désenchantement populaire et appréhendant le score qu’Ennahda risque de faire lors des prochaines élections, le chef de la secte intégriste cherche, en effet, à entretenir un climat d’instabilité favorable à la « révolution islamiste » qu’il espère toujours conduire, comme autrefois Khomeiny, mais avec cette fois-ci la bénédiction de John McCain, de Joe Lieberman et de cheikh Hamad.  

          

 Beaucoup ignorent encore, ou feignent d’ignorer, qu’entre les islamistes dits « modérés » et les hordes salafistes, il existe des relations idéologiques et affectives, structurelles et ancestrales. Ils ne se répartissent les tâches et ne se partagent les rôles que pour réaliser la théocratie théocratique et totalitaire dont ils rêvent depuis longtemps.

          

 Maintenant que notre pays est entré dans une nouvelle phase de sa destruction programmée et amorcée dès décembre 2010, j’appelle nos forces armées et notre police nationale, deux institutions patriotiques que les traîtres et les comploteurs ont cherché à culpabiliser et à diviser, à :


1-      prendre le contrôle du pays,

2-      instaurer l’Etat d’urgence et rétablir l’ordre républicain,

3-      déclarer illégitime le gouvernement de la trinité antipatriotique (Ghannouchi, Marzouki, Ben Jafaar),

4-      dissoudre et déclarer illégale l’Assemblée constituante, compte tenu de son inutilité et des nombreuses irrégularités au moment des élections du 23 octobre dernier, et revenir à la Constitution de 1959,  

5-      sévir contre les hordes fanatisées et remettre en prison tous les terroristes qui ont été libéré ou amnistié par un gouvernement incompétent et irresponsable,

6-      rompre toutes relations avec le Qatar et renvoyer immédiatement l’ambassadeur de cet émirat.

7-      former un gouvernement provisoire d’unité nationale en attendant d’organiser, dans les six mois, des élections authentiquement démocratiques, sans ingérence étrangère, sans le financement occulte de certains partis par les monarchies du Golfe et sous le contrôle exclusif des Nations Unies,

           

J’appelle également la jeunesse tunisienne, l’UGTT et l’ensemble des organisations représentatives de la société civile et de la diaspora tunisienne, ainsi que toutes les figures de l’opposition patriotique et moderniste de mettre fin à leurs divisions et de se coaliser contre les forces obscurantistes et terroristes qui mènent le pays au chaos. Je les appelle à mettre la sécurité et la Souveraineté de la Tunisie au-dessus de leurs calculs politiciens et de leurs ambitions politiques. Le moment est extrêmement grave et l’Histoire jugera chacun selon ses actes.

 

Mezri Haddad, philosophe et ancien Ambassadeur de la Tunisie auprès de l’UNESCO, de son exil à Paris, le 13 juin 2012.                       

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 09:58

 

Monsieur Seif Soudani vient de publier dans "Le Courrier de l'Atlas" un 
article intéressant en réplique à l'analyse que M.Mezri Haddad vient de 
publier dans le quotidien Algérien "La Tribune":

Rêve algérien, cauchemar tunisien


et aussi à l'interview qu'il a accordé à notre confrère "tunistribune.com":

Ghannouchi est un homme qui transpire lavengeance et honnit la démocratie 

 

Voici l'article de Seif Soudani dans son intégralité.


MEZRINE.jpg

 

 

 

Inventer un néologisme autour de son nom est sans doute faire trop d’honneurs à cet ex lieutenant de Ben Ali. Mais, Mezri Haddad incarne probablement mieux que quiconque ce mélange indigeste entre autoritarisme, souverainisme, nationalisme arabe et nostalgie des hommes forts des dictatures. Un pur produit du bénalisme dont, ironie du sort, il fut l’ambassadeur aux Nations Unies (à l'Unesco).

 

En sillonnant récemment un des quartiers d’affaires de Tunis, Montplaisir, je tombe nez à nez avec un monument insolite qui résume à merveille ce qu’est le mezrisme. Là, trônent depuis peu deux gigantesques enseignes se faisant face : celle d’Ennahdha parti islamiste, et celle de l’UPL, parti nationaliste, surplombant leurs deux sièges respectifs. Comme pour narguer son pendant religieux, l’autre extrême droite élisait domicile à quelques encablures de ce qui est au fond son modèle d’insolente réussite populiste.

En rentrant, je tombe cette fois sur cette tribune datée de mercredi qui agite la toile et les cercles droitards qui en jubilent. Mezri a reparlé. L’homme au jargon facho-essentialiste qui qualifiait de « hordes fanatisées » les mouvements sociaux prélude à la révolution du 14 janvier, nous gratifie cette fois d’un texte qui, au nom de la lutte anti-intégriste, est un hymne à la gloire des régimes voyous. Sorte de dégueuli négationniste et contre-révolutionnaire, logorrhée mal écrite qui incarne à elle seule ces deux fléaux dont souffre le monde arabe tout entier, l’idéologie qu’elle développe étant une variation sur le même thème de la tyrannie tantôt théocratique, tantôt faussement laïque.

 

La supercherie du « patriotisme »

« La droite patriote ». C’est ainsi que les militants du Front National s’auto désignent désormais en France.

Le « patriotisme algérien » obsessionnellement souverainiste, est un autre mythe de plus en plus adulé par les jeunes et les moins jeunes conservateurs tunisiens qui le donnent en exemple.

Ainsi donc, après que les démocrates du monde entier aient loué le modèle tunisien moderniste qui avait fait le choix d’une économie basée sur les services, le tourisme et l’éducation, là où le voisin algérien misait sur l’industrie lourde et faisait appel aux Frères Musulmans égyptiens pour les pourvoir en enseignants pendant des décennies, des néo-vichystes tunisiens érigent en 2012 l’Algérie de Bouteflika en modèle à suivre. L’Algérie de la réconciliation nationale avec les islamistes, alors que le sang des victimes égorgées au nom du djihadisme est encore chaud.

Selon une posture mi angéliste mi mythomane, on nous présente les résultats des dernières élections en Algérie comme une cuisante défaite pour l’islamisme politique, preuve selon Mezri Haddad que le triomphe du FLN serait aussi le parachèvement de la sécularisation de ce pays en un temps record. L’islamisme algérien serait à 10%...

Ce n’est pas ce que me rapportent par exemple mes amies algériennes, qui ne peuvent plus se baigner en tenue de plage dans les plages publiques algériennes. Ce n’est pas non plus le récit de tous ceux qui ont tenté de dé-jeûner durant le ramadan en Algérie et qui, l’été, poursuivent toujours en venant en nombre en Tunisie une liberté qu’ils n’ont pas chez eux.

La vérité est que, quand bien même les nombreuses irrégularités observées dans les bureaux de vote algériens lors des législatives étaient fictives, ne pas avoir saisi que le pouvoir algérien a pu contenir en le canalisant l’islam politique par un subterfuge grotesque, cela confine soit au déni de réalité, soit à la malhonnêteté intellectuelle.

 

La dictature, alliée objective du fondamentalisme

Mezri Haddad est pourtant bien placé pour le savoir, lui qui posait en compagnie de Rached Ghannouchi au début des années 90 : Ben Ali était sur la même voie que Bouteflika et ses généraux aujourd’hui, celle du Fattah de Mahmoud Abbas réconcilié avec le Hamas, ou encore celle de Bachar Al Assad, sponsor du Hezbollah et meilleur ami de l’Iran des mollahs.

Dès 1987, Ben Ali déroulait le tapis rouge aux leaders d’Ennahdha et ceux-ci le lui rendaient bien. L’appel à la prière faisait son apparition à la TV, la foi de Ghannouchi en Ben Ali « était grande », et le ministère des Affaires religieuses était créé.

20 ans plus tard, entré en phase d’auto-préservation à tout prix, Ben Ali proposait aux tunisiens un islamisme soft, un gendre se chargeait d’implanter la finance islamique dans le pays, la radio coranique Zitouna fut fondée, Qaradhaoui louait la sollicitude avec laquelle les autorités tunisiennes entouraient les rites religieux, et Ben Ali recevait des fax de félicitations de la part des leaders d’Ennahdha quasiment tous libérés.

Entre ces deux phases d’entente cordiale, la droite bénaliste se sera évertuée à fournir à la droite religieuse une légitimité inespérée, en appliquant un tour de vis sécuritariste, décimant férocement le noyau dur des 40 000 militants nahdhaouis, plutôt que d’opter pour une moins facile politique de la pédagogie laïque et sociétale dont elle n’a pas les moyens conceptuels.

C’est ce même goût pour « l’ordre » que préconise le nostalgique de l’Etat policier Mezri Haddad de la façon la plus décomplexée, pense-t-il. Ainsi, il place le patriotisme « au-dessus de toutes les autres valeurs », un aveu de son mépris pour les idéaux universalistes, pour ensuite développer une rhétorique des plus sarkozystes, sur le mode ringard de l’anti mai 68, de l’amour de l’ordre et de la sécurité, la liberté et la démocratie étant reléguées au rang de chimères.

Ultime tromperie, l’homme prétend être un adepte de la sécularisation avant la démocratisation, lui qui vomit « la laïcité à la française », emploie des termes aussi orduriers et antisémites que « Qatrael » et veut employer en réalité la même violence des néoconservateurs qu’il dénonce, à l’égard des islamistes.

Au moment où le régime baathiste tue à tour de bras, ce fervent pourfendeur de l’ingérence étrangère et défenseur de Bachar Al Assad, a l’audace de « préférer avoir tort avec Ben Ali ». Historiquement à côté de la plaque jusqu’au bout, il a tort sur toute la ligne.

Les caniveaux de l’Histoire retiendront que les nostalgiques de la poigne et des régimes criminels et corrompus ont rendu le pire service au camp démocrate en se revendiquant fallacieusement de l’anti islamisme. Aujourd’hui, une loi ne serait pas de trop pour criminaliser par contumace et par principe les propos lâches de ces expatriés anti démocrates des temps modernes.

Seif Soudani

Source lecourrierdelatlas.com : http://www.lecourrierdelatlas.com/281511062012Billet-Le-mezrisme-cette-autre-maladie-de-la-Tunisie.html

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 16:28

 

 

 

Excellente vidéo qui exprime le réveil des Tunisiens, leur désarroi et
leur regret d'avoir détruit leur propre pays. Le chanteur Alpha Blondy
dit qu'ils ont "mis le feu à mon paradis", mais pas seulement à
celui-ci. Ils ont aussi mis le feu en Libye, en Égypte, au Yémen et en Syrie.
 

 

Qui sont ces salauds ? 

Ce sont les "journalistes pyromanes", les "politiciens mythomanes", les "prêtres
corrompus" et les "imams vendus". Tout cela est parfaitement exact.
Notre chanteur "oublie" cependant les premiers salauds dans le cas de la
Tunisie, à savoir les cybercollabos promotion CIA, qui continuent à
sévir avec leur arrogance bien américaine et leur solidarité sectaire,
et qui devraient méditer cette chanson, mieux vaut tard que jamais ! On
rappelle que le célèbre chanteur Alpha Blondy est ivoirien et qu'il a
composé cette magnifique chanson sur son pauvre pays, la Côte d'Ivoire,
elle aussi détruite par les mêmes "démocraties occidentales" qui ont
ciblé la Tunisie et planifié le fameux "printemps arabe".

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:27

 

Vidéo: Le role des USA CIA dans le printemps Arabe après Slim Amamou, une Activiste égyptienne avoue et demande pardon  

C’est une question que beaucoup de Tunisiens se posent puisque le rôle direct ou indirect de la CIA dans la formation et l’instrumentalisation de certains blogueurs tunisiens et arabes en général n’est plus un secret pour personne. Pourquoi s’obstinent-ils à taire la vérité ? Pourquoi ne soulagent-ils pas leur conscience comme certains blogueurs égyptiens ?

 

Le témoignage de cette égyptienne est accablant. On voit qu’elle n’est pas dans son état normal et qu’elle souffre d’avoir été instrumentalisée par une ONG qui se fait passer pour une organisation militante des droits de l’homme et de la démocratie alors qu’elle est l’une des nombreuses succursales de la CIA. Il s’agit de la Freedom House.


 

 

 

 

 

Ce témoignage n’est pas le premier. Dès que des journalistes du Washington Post et du New York Times ont révélé le rôle des services américains dans le « printemps arabe », les principaux jeunes activistes égyptiens ont été acculé à l’aveu. En février 2011, sur DreamTV, Waeil Gouneym en larmes a déclaré : »Je veux dire à toute mère et tout père qui ont perdu un fils ou un être cher, que je m’excuse, que ce n’est pas de notre faute à nous, je le jure, ce n’est pas de notre faute ». Plus tard, sa complice Nadine Wahab a fait la même chose : « L’objectif était de faire tomber le régime. J’ai ressenti une immense responsabilité, parfois de la culpabilité, parce que je poussais mes compatriotes à prendre des risques » (Jeune Afrique du 3 juillet 2011).

Pourquoi donc Slim Amamou, Lina Ben Mhenni, Emna Ben Jomaa et les autres pions de la « révolution 2.0 » ne font-ils pas la même chose ? Pourquoi ne disent-ils pas qu’ils font partie de l’Alliance of Youth Movements (AYM) et du réseau « Cyberdissidents.org, crée en 2008 à l’initiative des Américains et des Israéliens ? Que craignent-ils ? Quelles ont été leurs relations avec Alec Ross, Appelbaum , Peter Ackerman et David Keyes ? 

Lire aussi:
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 10:26

Activiste Tunisie-copie-2

 

Ils ont été piqué au vif nos héros de la révolution du jasmin, qui a ruiné notre pays, fragilisé le monde arabe et boosté le fanatisme islamiste un peu partout. Il y a un proverbe français qui dit « Il n’y a que la vérité qui blesse ». Il y a aussi un proverbe tunisien qui dit « Al moujrab thoukkou mrafkou ».

Mince alors, on ne pensait pas que notre dernier article sur les cyberactivistes allait avoir un tel succès.

Tunisie : Le masque des cyberactivistes est-il tombé ?

 c’était carrément le buz, surtout sur twitter. Certains paniquent, d’autres se la jouent zen ou tout simplement fiers , et d’autres encore plongent dans le délire, du genre le blog tunisie-secret, c’est monsieur Mezri Haddad.

Alors c’est une occasion de faire une mise au point et de mettre les pendules à l’heure. Nous sommes quatre tunisiens,  installés en France depuis des années et un jeune franco-tunisien. Le journalisme n’est pas notre métier. Nous sommes avocat, ingénieur  informatique, prof de lycée et étudiant en sciences-po de Lille. Avant janvier 2011, comme tous les tunisiens, on ne s’intéressait pas beaucoup à la politique. C’était dangereux avec la dictature de Zaba et compromettant pour nos vacances en Tunisie. 

Il est vrai que dès que son livre « La Face cachée de la révolution tunisienne » est sorti en Tunisie », nous avons décidé de prendre sa défense. En tout cas de lui donner la parole. Nous avons tous été troublé  par ce livre qui est le premier à introduire le doute sur le printemps arabe. Nous avons mené nos propres enquêtes et nous avons compris l’origine de ce printemps et ses enjeux.

Alors que nous avons été tous les quatre de fervents défenseurs de la révolution tunisienne  durant les événements, nous avons voulu savoir exactement ce qui s’est passé dans notre pays entre le 17 décembre et le 14 janvier. Nous avons découvert à travers le livre de monsieur Haddad  que toute cette histoire a été fabriquée par les américains qui, depuis 2005, ont formé des jeunes tunisiens à comment déstabiliser la Tunisie. C’est vrai que c’est monsieur Haddad qui nous a fourni beaucoup d’informations et de documents, que c’est lui qui nous a mis sur la piste de l’auteur algéro-canadian Ahmed Bensaada, sur la piste du Cf2R, de Michel Colllon, de Samy Ben Gharbia, de Tarek Ramadan…

Depuis, nous avons décidé de mener le combat contre les traitres pour faire éclater la vérité. Le peuple tunisien a le droit de savoir toute la vérité sur tout le monde. On n’en a rien à foutre du passé de Mezri Haddad, de son présent et de son avenir. On n’a  pas un problème personnel avec la poignée d’internautes formés par les américains. On leur dit simplement que tant qu’ils n’auront pas avoué la vérité, comme d’ailleurs l’ont fait certains jeunes égyptiens, on ne les lâchera pas. S’ils veulent sauver le pays, le meilleur service qu’ils peuvent lui rendre c’est de tout révéler. Il vaut mieux qu’ils le fassent eux-mêmes plutôt que des journalistes étrangers indépendants. Il faut qu’ils laissent tomber cet esprit de secte qu’ils ont en faisant l’omerta. Qu’ils parlent pendant qu’il est encore temps. Point c’est tout.

Quant à Mezri Haddad, voici sa position claire et définitive que nous avons pris dans son livre, que nous avons bien lu et analysé contrairement à d’autres  imbéciles qui ne savent pas lire plus d’une phrase sur twitter mais qui jouent quand même aux intellos.

Dans « La face cachée de la révolution tunisienne », livre sorti deux mois avant les élections du 23 octobre, page 328 et 329, il s’adresse aux cybercollabos en leur disant :

 

« Mon intention n’est pas de vous culpabiliser, vous les jeunes internautes, mais de vous éveiller, en vous disant la vérité ; de vous faire prendre conscience des nouveaux périls qui menacent la Tunisie et l’ensemble du monde arabe. Mon devoir est de vous mettre devant votre immense responsabilité à déjouer les pièges que certains opportunistes vous tendent pour phagocyter le processus révolutionnaire ou le faire dévier de sa véritable finalité. Les jeunes tunisiens n’ont pas fait la révolution pour fumer du cannabis, regarder des films pornographiques ou normaliser les relations avec Israël. Ils ont fait la révolution pour retrouver leur liberté, pour arracher leur droit au travail, pour prendre en main le destin de leur pays et pour mettre à l’abri des prédateurs et des mercenaires les acquis de la Tunisie ».

« Mon devoir est de vous dire la vérité, même si elle vous blesse, et de vous appeler à la vigilance. Cette vérité que personne n’osera vous dire parce que tout le monde vous craint, parce que tout le monde redoute vos attaques sur Internet, parce que tout le monde a besoin de vous, parce que tout le monde vous flatte et vous courtise, vous les vaillants soldats de la glorieuse révolution. Parce que tout le monde est candidat à quelque chose : président, ministre, député, sénateur, ambassadeur, consul, directeur, chef de service, concierge, gardien, jardinier, maçon…Moi, je ne suis candidat à rien, et c’est pour cela que je vous tiens le langage de la vérité et non point celui de la démagogie. Je n’attends rien de vous. Ni votre soutien, ni vos voix au moment de la bataille électorale qui se profile, ni même votre amitié. Je ne cherche pas à être populaire car, écrit Oscar Wilde, Chaque fois qu’on produit un effet, on se donne un ennemi. Il faut rester médiocre pour être populaire. Mon royaume n’est plus de ce monde. Je n’aspire plus à la célébrité mais à l’éternité. Je ne me soumets pas à votre opinion versatile, mais au jugement de l’Histoire ».

 

Voilà, c’est ça pour nous Mezri Haddad dans son véritable visage et non pas selon ses détracteurs islamistes ou gauchistes ou cyberactivistes promotion CIA.  Il dit clairement qu’il n’est pas dans la vengeance ou dans l’opportunisme politique. Il dit à la poignée de jeunes cyberactivistes qui font la pluie et le beau temps en Tunisie grâce à la protection américaine, qu’il ne cherche pas à les séduire ni d’ailleurs à les détruire.  Cet homme,  nous le respectons et nous continuerons à lui donner la parole ainsi qu’à ceux qui veulent lui répondre, en toute liberté et sans aucune censure. A bon entendeur, salut.

Tunisie USA CIA témoignage Choc d'une blogueuse مدونة تكشف أمريكا  

Tunisie : Propos amicaux aux cybercollabos

Slim Amamou " Merci la CIA , L'USA nous a débarrassé de Ben Ali "...

Img " Slim Amamou, Haythem el mekki, Azyz Amami, Emna Ben Jemaa, Lina Ben Mhenni, Emna El Hammi, Amira Yahyaoui, Lamia Slim. Yassine El-Ayari, Fares mabrouk

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 02:59

 

Activiste-Tunisie-copie-2.jpg

 

Le vent tourne pour nos jeunes cyber-dissidents tunisiens qui, dans peu de temps seront connu sous la dénomination de cyber-collabos américains. 
Ce n'est plus une hypothèse mais une thèse sérieuse, voire même un fait avéré.
Les Slim Amamou, Haythem el mekki, Azyz Amami, Emna Ben Jemaa, Lina Ben Mhenni, Emna El Hammi, Amira YahyaouiLamia Slim. Yassine El-Ayari et le chef de la secte Farès Mabrouk , ...ont bel et bien été recruté par des ONG-écran de la CIA, qui, moyennant voyages gratuits et argent, les ont formés à la "révolution 2.0". 

AFP : Fares Mabrouk et Slim Amamou ont été sélectionnés par le programme World Fellows de la prestigieuse université américaine de Yale. Des activistes turcs, chinois, libanais, vénézueliens, et même tunisiens se retrouvent ainsi à passer 6 mois tous frais payés dans l'un des meilleurs établissements universitaires des Etats-Unis."J'étais ici juste avant la révolution tunisienne, je suis rentré à Tunis le 10 décembre", à la veille de la révolte qui a abouti au renversement du régime de Ben Ali, se souvient Fares Mabrouk dans une interview à lL'Agence France-Presse (AFP

 

Le premier auteur à avoir démasqué ce complot est le physicien algéro-canadian Ahmed Bensaada, dans son livre "Arabesques Américaines". Dont nous étions  les premiers à en parler :  Arabesque Américaine : Le rôle des USA et CIA dans les révoltes arabe.Video

Depuis, les journalistes d'investigation et les chercheurs parviennent progressivement à reconstituer le puzzle et à remonter les filières. Dans cette analyse scientifique et remarquablement détaillée, le chercheur Yves-Marie Peryry apporte sa contribution très éclairante. Elle a été publié par le trèssérieux Centre Français de Recherches sur le Renseignement (CF2R), que dirige le 
professeur Eric Denicé. Par la même occasion, nous avons appris qu'un livre consacré au rôle des cyber-collabos tunisiens, égyptiens, libyens, yéménites et syriens dans le "printemps arabe", c'est-à-dire dans l'implosion du monde arabe, dans son aliénation par l'islamisme et dans sa remise sous les bottes des impérialistes et des colonialistes, était en préparation par deux journalistes français.

Nos héros cyber-collabos devraient s'en inquiéter.

 

 CF2R.jpg    Centre Français de Recherche sur le Renseignement

LA CYBER-DISSIDENCE AU CŒUR DES RÉVOLUTIONS ARABES

Yves-Marie Peyry

23-05-2011

    Le 12 mars dernier, devant un parterre d'ONG réunies à Genève à l'appel de Reporters Sans Frontière pour la Journée mondiale contre la cyber censure, le groupe TELECOMIX apportait son témoignage d'un hacking « éthique et militant » à visée humanitaire.

En effet, depuis le début des révolutions arabes, le groupe, créé par des hackers suédois et qui se qualifie de « société cybernétique » non hiérarchisée[1], s'est illustré par plusieurs actions destinées à porter assistance aux révoltes en cours. La principale fut « l'exfiltration cybernétique » de nombreuses vidéos prises par les insurgés, à l'aide de connexions par modem via des numéros de FAI (fournisseurs d'accès à internet) situés à l'étranger ou la mise à disposition d'outils de cryptage et « d'anonymisation » des communications. Lors de la révolution égyptienne, TELECOMIX a également fait appel aux radio-amateurs afin d'établir des communications via ondes radioélectriques. D'ailleurs, si TELECOMIX reconnaît volontiers sa vocation première de « hacking », l'organisation étend désormais ses activités à l'ensemble des techniques permettant un contournement des censures numériques (cryptographie, algorithmique, radioélectricité, etc.)[2].

A l'occasion de Journée mondiale contre la cyber censure, TELECOMIX a également animé un atelier destiné à sensibiliser les organismes humanitaires aux moyens d'interception ou d'écoute des régimes autoritaires, aux techniques pour contourner la censure mais aussi aux solutions pour protéger et sécuriser les échanges numériques.

La nouvelle puissance des réseaux

L'impact des actions de TELECOMIX révèle l'importance d'internet et des réseaux sociaux pour « exporter » une révolution afin d'influencer l'opinion internationale. Qui aurait pu prévoir les départs de Ben Ali et de Moubarak ? La Tunisie et l'Egypte, qui avaient su contenir la parole dissidente pendant de nombreuses années, ne sont pas parvenu à étouffer les révoltes récentes malgré la censure imposée. Il est probable que l'issue des révolutions dans ces deux pays ne s'est pas jouée uniquement dans la rue mais également sur la Toile.

Dès le début des manifestations antigouvernementales au Caire, la chaîne Al-Djaziracouvrait largement les évènements, en direct et en continu, sur son réseau satellitaire. Et, malgré l'interdiction de diffusion prononcée à son encontre par les autorités égyptiennes, la chaîne qatarie a réussi à poursuivre sa couverture en direct à l'aide de webcams amateurs placées à travers la ville. Les images transmises à l'aide des moyens de contournement mis à disposition par la « cyber dissidence » - dont TELECOMIX - étaient ensuite diffusées sur le satellite Hot Bird qui, contrairement au satellite égyptien Nilesat, échappait à la censure gouvernementale. En effet, si la diffusion hertzienne peut rester sous contrôle étatique, il n'y a aucun moyen de censurer la couverture satellitaire étrangère accessible sur de larges zones (Hot Bird est accessible en Afrique du Nord avec une parabole de 90 cm). De plus, plusieurs opérateurs - dont Opensky - proposent des connexions à internet via les satellites courants, tels Hot Bird, Eutelsat ou Hispasat. Un simple modem branché entre la parabole et un microordinateur suffit à ouvrir un accès au web sans la soumission à un opérateur national.

 

Les cyber-dissidents arabes ont également reçu une aide importante de l'ONG américaine AVAAZ.

AVAAZ - qui signifie « voix » dans plusieurs langues - est une organisation non-gouvernementale américaine, dont le siège est situé à New York, mais qui possède également des bureaux à Londres, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro. Elle a été fondée en 2006 par l'Anglo-Canadien Ricken Patel, ancien consultant à l'ONU, mais également membre des fondations Rockfeller et Bill Gates. Elle est l'émanation des groupes ResPublica, un groupe de campagnes civiques transnationales, et MoveOn, un groupe américain de mobilisation sociale sur internet. Ces deux groupes ont fortement inspiré son action dont l'objectif principal est de regrouper « des citoyens du monde » pour sensibiliser, mener des actions destinées à influencer les décisions mondiale et faire « face aux nouveaux défis qui menacent notre avenir, tels que les changements climatiques et la montée des conflits ». Selon Ricken Patel « Il faut réduire l'écart entre le monde dans lequel on vit et celui auquel on rêve ».

En avril 2011, AVAAZ revendique plus de huit millions de membres dans 193 pays du monde. Ses actions sont principalement menées sur internet et les réseaux sociaux avec la diffusion de pétitions ou la sensibilisation des internautes à des enjeux mondiaux majeurs. Cependant, à partir des dons reçus (unique source de financement selon AVAAZ), l'organisation a pu également envoyer des équipes sur le terrain pour organiser des manifestations non violentes à thèmes (environnement, droits de l'homme, mondialisation, etc.), acheminer du matériel informatique pour contourner les censures numériques ou financer de larges campagnes publicitaires. Parmi ses actions sur le terrain, on peut citer les soutiens technologiques (serveurs informatiques, webcams, téléphones satellitaires, etc.) apportés à des mouvements démocratiques et de défense des droits humains en Birmanie, au Zimbabwe, au Tibet, en Iran, en Haïti et, plus récemment, aux révoltes en cours dans les pays arabes.

AVAAZ dispose de soutiens célèbres au sein des milieux politiques. On peut citer :l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, qui a déclaré qu'elle avait fait avancer les idéaux du monde ; l'ancien vice président Al Gore, qui considère qu' AVAAZ est une source d'inspiration et a déjà fait beaucoup changer les choses ; ou Zainab Bangura, l'ancienne ministre des Affaires étrangères de Sierra Leone, qui décrit AVAAZ comme un allié et un point de ralliement pour les personnes défavorisées partout dans le monde, pour apporter un vrai changement.

AVAAZ, à l'aide des dons reçus pour soutenir les contestations arabes, a pu envoyer aux insurgés libyens et yéménites des kits de connexion à internet par satellite à l'épreuve du black-out, des petites caméras-vidéo, des émetteurs radio portatifs, et même des équipes d'experts pour former les manifestants à leur utilisation. La vocation de cette action étant clairement affichée par AVAAZ sur son site internet : permettre « de diffuser des flux vidéo en direct, même pendant les coupures d'internet et du téléphone et de garantir que l'oxygène de l'attention internationale alimente leurs courageux mouvements pour le changement ».

 

 

*

 

 

Ainsi, de nombreuses vidéos des révoltes en cours au Moyen-Orient qui nous parviennent sur Youtube ont été acheminées à l'aide des moyens numériques mis à disposition par AVAAZ et des outils de cryptage et de contournement de la censure fournis par TELECOMIX.

Avec les contestations arabes, une nouvelle force est née, à prendre en considération dans nos analyses, celle de la cyber-dissidence qui marquera un tournant dans l'Histoire des Révolutions.

 

 

Yves-Marie Peyry


Membre du comité de rédaction de Renseignor
Webmaster du blog Signal Monitoring

 


[1] TELECOMIX a été créée en 2009 par un groupe de hackers suédois défenseurs des libertés numériques et opposés à la surveillance intrusive. Ses créateurs la qualifient de société cybernétique non hiérarchisée. Elle rassemble des hackers, des artistes, mais également des intellectuels. TELECOMIX reste assez flou sur le nombre exact de ses membres (a priori 300 membres) et sur ses moyens financiers et matériel.

[2] TELECOMIX assure comme action principale, la mise à disposition d'outils pour contrer la censure sur le Net, rendre anonyme les échanges sur le web ou crypter les données transmises. L'organisation a également constitué un réseau de serveurs dédiés qui proposent des services Internet partout dans le monde afin de libérer l'information et de permettre la neutralité du réseau et un traitement égal de l'ensemble du trafic internet.

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 22:12

 

" La signature du président Marzouki n'est pas nécessaire pour L'extradition de l'ancien Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi ", a déclaré vendredi le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali dans un entretien à l'AFP.

 

Mahmoudi tunisie secret Tunisie : L'extradition de l'ancien Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, incarcéré en Tunisie et réclamé par Tripoli, est "irrévocable", a déclaré vendredi le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali dans un entretien à l'AFP.

"Il y a une décision de justice irrévocable (...) Je vous le dis clairement: le gouvernement et l'Etat ont pris cette décision et c'est la seule qui sera appliquée", a déclaré M. Jebali à l'AFP

"Il ne sera pas nécessaire, selon lui, d'avoir la signature du président de la République" pour appliquer l'extradition.

"La constitution tunisienne de 1959 qui soumet l'extradition d'un étranger à la signature du président de la République est devenue caduque" après la chute de l'ancien président Ben Ali, a-t-il affirmé.

"Un avis du tribunal administratif nous confirme que la signature du président n'est pas nécessaire", a insisté M. Jebali.

Le président Moncef Marzouki a déclaré jeudi à la télévision privée tunisienne Hannibal son "opposition de principe" à l'extradition de M. Al-Mahmoudi malgré un "accord de principe" conclu en mai entre les gouvernements des deux pays.

"Je reste opposé à l'extradition, c'est une position de principe, je ne peux pas signer l'extradition de quelqu'un qui risque d'être torturé ou exécuté", a déclaré M. Marzouki, issu d'un parti de gauche allié aux islamistes.

"J'ai dit plusieurs fois à nos frères libyens qu'ils ont le droit de réclamer M. Al-Mahmoudi, comme nous avons le droit de réclamer l'extradition de Ben Ali (le président déchu tunisien réfugié en Arabie Saoudite, ndlr). Mais franchement, si Mahmoudi doit être extradé je préfère qu'il soit livré à un gouvernement élu par le peuple libyen", avait ajouté le président tunisien, connu comme un farouche défenseur des droits de l'Homme.

"Le gouvernement libyen nous a donnés des garanties verbales et écrites de respect des droits de l'Homme, de l'intégrité physique et d'un procès équitable", a déclaré à l'AFP M. Jebali, soulignant qu'un comité tunisien s'était rendu à Tripoli pour s'en assurer.

La Tunisie "ne peut être un refuge pour les criminels, Mahmoudi a commis des crimes odieux. Je ne suis pas prêt à m'aliéner la révolution et le peuple libyen pour ne pas l'extrader", a-t-il dit.

Premier ministre libyen jusqu'aux derniers jours du régime Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, 67 ans, est incarcéré depuis son arrestation fin septembre en Tunisie alors qu'il rendait par la route en Algérie. Il est sous le coup de deux demandes d'extradition des autorités libyennes auxquelles la justice tunisienne a répondu favorablement.

L'ancien président tunisien par intérim Foued Mbazaa avait refusé de signer le décret d'extradition et les organisations des droits de l'Homme locales et internationales s'y opposent.

Le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme Abdelsatar Ben Moussa qui a rencontré récemment à le prisonnier libyen dans sa prison de Mornaguia, près de Tunis, a indiqué que ce dernier ne refusait pas d'être jugé mais souhaitait l'être dans un pays autre que la Libye, où, selon lui, il n'existe "aucune garantie de procès régulier à l'heure actuelle".nouvelobs.com

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 17:41
الاستخبارات العسكرية الفرنسية تكشف عن دور قطر المشبوه فى السّاحل الإفريقي حيث تموّل ‏وتسلّح الجماعات الجهادية في مالي وعينهاعلى النفط.‏

 

tunisie secret ennahda

نقلت الأسبوعية الساخرة الفرنسية "لو كانار أنشينيه" الأربعاء عن ضباط في جهاز الاستخبارات العسكرية أن قطر تموّل

المجموعات المسلّحة في شمال مالي، بما فيها الطّوارق واسلاميو انصار الدين وحلفاؤهم من القاعدة في المغرب الاسلامي.

قطر تنشئ ملاذا جديدا للإرهاب

وقالت الصحيفة في مقال بعنوان "'‏صديقنا القطري'‏ يموّل إسلاميي مالي" إن "وزير الدفاع (الفرنسي) الجديد جان-إيف لو دريان لا يجهل أيّا من الأخبار السيئة الواردة من الصحراء الكبرى، كما أنه مطّلع على تورّط '‏صديقنا القطري' ـ مثلما يسمّيه أحد كبار ضباط الأركان الفرنسيين ـ في '‏استيلاء'‏ عدّة حركات جهادية على شمال مالي".

وأضافت الصحيفة "استنادا لمعلومات جهاز الإستخبارات العسكرية، فإن الثوار الطوارق في الحركة الوطنية لتحرير الأزواد وحركة انصار الدين والقاعدة في المغرب الإسلامي وحركة الجهاد في غرب إفريقيا قد تحصّلوا على دعم بالدولار من قطر. ومن الواضح أن خطف الأجانب، وتهريب المخدرات والسجائر لا يكفي لسدّ حاجات المجموعات الجهادية كثيرة الإنفاق".

وذكّرت الصحيفة المتخصصة فى نشر فضائح السّاسة بأنه سبق لها وأن كشفت في 26 مارس الماضي، نقلاً عن "الإدارة العامة للأمن الخارجي" (جهاز الاستخبارات الفرنسي)، تمويل قطر للجماعات الإسلامية في القرن الإفريقي ومنطقة السّاحل الإفريقي. وهذا ما أكدته الإستخبارات العسكرية بوصفها لتلك المنطقة الشاسعة بـ'ملاذ جديد للإرهاب'".

وقالت "لو كانار أنشينيه" أن "هذا التطوّر ينبغي ألا يثير الدهشة. فمنذ ثلاث سنوات، انتبه عدد من السياسيين والعسكريين إلى الخطر. وفي 26 أغسطس 2009 أعلن (الرئيس الفرنسي السابق نيكولا) ساركوزي أمام سفراء فرنسا في مقر وزارة الخارجية (الكي دورسيه) أن 'فرنسا لن تسمح للقاعدة بإقامة ملاذ آمن على مقربة منا، في إفريقيا'".

وأضافت الصحيفة أنه "في 26 يناير 2001 تحدّث برنار باجوليه، الذي عيّنه ساركوزي في منصب المنسّق الوطني للإستخبارات، أمام أعضاء لجنة القوات المسلحة بالبرلمان عن 'خطر تحوّل منطقة الساحل إلى أرض جهاد جديدة'".

دولة "طالبان" صغيرة

وأشارت الصحيفة إلى أن "هذه الدولة الطالبانية الصغيرة بدأت تشهد خلافات بين الطوارق والمتعصّبين من أنصار الشريعة. ولكن قد نجحت هذه الحركات الجهادية في إقامة مواطئ قدم على حدود النيجر وبوركينا فاسو والجزائر".

وأضافت "وقد لوحظ وجود سائحين جدد في شمال مالي وهم نيجيريون من جماعة أهل السنة للدعوة والجهاد المعروفة باسم بوكو حرام (أي التعليم الغربي حرام)، ومدرّبين باكستانيين وصلوا لتوّهم من الصومال حيث كانوا يخوضون حرب عصابات".

من ناحية أخرى، قالت الصحيفة إن "الديبلوماسية الفرنسية تدرك أن دول غرب إفريقيا لا تملك القدرة العسكرية للتدخّل في مالي لاستعادة مدن وصحاري شمالي البلاد وأن دولة مالي في الجنوب لم تعد موجودة فعلاً والحرب الأهلية على الأبواب".

وقالت "يتطلع الجميع نحو الجزائر لأن جيشها هو الوحيد القادر على اجتياز حدود شمال مالي التي يبلغ طولها 1300 كيلومتر، وتصفية الجهاديين. لكن بوتفليقة وجنرالاته يخشون العواقب، وتحديداً عودة الإرهاب إلى الجزائر نفسها".

عين قطر على نفط السّاحل الإفريقي

وفي مقال آخر على علاقة بنفس الموضوع، كشفت الصحيفة عن "مفاوضات سرّية" تجريها قطر مع شركة "توتال" النفطية الفرنسية حول استغلال النفط الذي يمكن العثور عليه في منطقة الساحل الإفريقي.

وقالت الصحيفة "رغم احتياطياتها الهائلة من النفط، إلا أن قطر مهتمّة بالنفط الذي يمكن العثور عليه في المستقبل في الساحل الإفريقي. فيبدو أن الإمارة تخشى أن ينضب نفطها في يوم من الأيام. لذلك بدأ الفطريون مفاوضات سرية مع شركة توتال".

وأضافت الصحيفة أن هذه المفاوضات "أثارت استياء شديدا لدى الجزائريين الغاضبين أصلا من لعبة قطر الغامضة إزاء الطوارق في مالي. فالجزائر تخشى من العدوى في صفوف الطوارق الجزائريين".

واختتمت الصحيفة بالقول "كما يخشى الفرنسيون أن تعرّض الحركات الجهادية والانفصالية مصالحهم الإفريقية للخطر".

سلاح قطر لثوار تونس ومصر وليبيا

ومن جهة أخرى، نقلت "لو كانار أنشينيه" عن الإستخبارات العسكرية أن قطر كانت قد وفّرت السلاح للثائرين في تونس ومصر وليبيا.

ونسبت لنفس المصدر قوله أن "سخاء قطر لا يُضاهي وأن قطر لم تكتفِ بالدعم المالي بل قامت، في حالات معينة، بتوفير السلاح للثائرين في تونس ومصر وليبيا".

وكان راشد الغنوشي، رئيس حركة "النهضة" الإسلامية في تونس، قد قال مؤخّرا أن دولة قطر "شريك في الثورة التونسية من خلال إسهامها الإعلامي عبر قناة الجزيرة وتشجيعها للثورة حتى قبل نجاحها".

وأضاف في مقابلة مع صحيفة "العرب" القطرية "نحن ممنونون لقطر ولأميرها ولتشجيعها الاستثمار في تونس

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 00:37

Exclusive Interview Slim Amamou dans laquelle il parle du rôle de la CIA (à travers des organismes de financement et de formation) et de la "ligue arabe de la dissidence"(28 juin 2011).

Mai 2009, deux ateliers ont été organisés au Caire, l’un par le gouvernement américain et l’autre par l’Open Society Institute de George Soros. Une semaine durant, des activistes tunisiens et égyptiens se sont côtoyés et ont échangé des conseils sur les méthodes de contournement de la censure.  Slim Amamou était présent…Un autre exemple de ces réunions d’activistes arabes est celle qui a été organisée à Beyrouth en décembre 2009. Étaient présents, entre autres, Slim Amamou (Tunisie), Weddady (Mauritanie), Ali Abdulemam (Bahreïn) et Hisham Almiraat (Maroc) » ?

Interview Slim Amamou :

 

Au sujet du rôle très important que le conseiller d’Hillary Clinton et le concepteur de la diplomatie digitale, Alec Ross a joué dans le « printemps arabe », Olivier de Gandt et Joan Tilouine écrivent : « Sur place en Egypte et en Tunisie, Ross et ses équipes ont au préalable armé financièrement et technologiquement des milliers de geeks avides de liberté. Des leaders 2.0 comme le blogueur tunisien Slim Amamou, devenu secrétaire d’Etat à la Jeunesse, témoignent de l’activisme américain auprès des défenseurs de la liberté d’expression arabes : Il y a quelques années, c’est la Freedom House qui a formé des leaders technologiques, raconte Amamou qui suit toujours des .....!!!! 

slim amamouuu

Lire aussi :

 

Explosif Jalel Brick parle de Mezri Haddad

Slim Amamou " Merci la CIA L'USA nous a débarrassé de Ben Ali "...

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 10:25



La horde a manifesté, la horde a voté, la horde est au pouvoir.
Par Mezri Haddad
         

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            A la déception des gladiateurs du « Grand-Moyen-Orient » cogité par les néoconservateurs et implacablement exécuté par la colombe aux ailes de faucon, Barak Hussein Obama ; et n’en déplaise aux Cassandres qui annonçaient un raz-de-marée islamiste au pays de Bouteflika, le peuple algérien vient de faire preuve, pas seulement d’une maturité politique exemplaire, mais d’un sens aigu des réalités géopolitiques. C’est que la portée de ces élections ne se limite pas aux frontières algériennes, mais elle détermine l’avenir immédiat d’un monde arabe exposé, plus qu’il ne l’a jamais été auparavant, à un nouveau plan Sykes-Picot, déployé cette fois-ci au nom du messianisme démocratique et de la sacro-sainte liberté. Par-delà ce message d’une nation remarquablement politisée et clairvoyante, les Algériens –gouvernants comme gouvernés- viennent de dire au monde occidental en général et au monde arabe en particulier qu’aucune valeur, si attrayante et si phosphorescente soit-elle, ne peut se substituer à cette valeur suprême qui reste le patriotisme, encore moins annihiler cette exigence première et incompressible qu’est la souveraineté des Etats.

            Dans ce choix de la volonté générale algérienne, redouté par certains et souhaité par d’autres, il y a bien des raisons historiques, politiques et psychologiques irréductibles. Oui, il faut croire à l’instar de Gustave le Bon, que chaque nation a sa propre psychologie, que des siècles d’histoire et d’épreuves ont structurée. Aux yeux du peuple qui a donné un million de martyrs pour recouvrer sa dignité humaine et reconquérir son indépendance, la souveraineté est une valeur inaltérable. Pour le peuple qui a subi la Fitna Koubra (grande discorde) des années quatre vingt dix, la paix civile est bien plus précieuse que la liberté anarchique, porteuse de haine de classe, d’implosion sociale et d’ingérence étrangère. Très tôt, les Algériens ont compris qu’il n’y a pas de liberté sans sécurité. D’où le souci constant de l’élite politique algérienne de trouver un équilibre harmonique entre ces deux exigences complémentaires en démocratie et exclusive en dictature : l’aspiration démocratique et l’impératif sécuritaire.

            Les philosophes savent depuis les Lumières que la liberté et l’ordre ne sont pas incompatibles. Mais ils savent aussi depuis toujoursque sans la sécurité et le respect des lois –si imparfaites soient-elles- la liberté n’a aucun sens si ce n’est le contre-sens que lui ont assigné les anarchistes et les activistes de la révolution 2.0. Les philosophes sont quasiment unanimes là-dessus : la liberté est secondaire par rapport à la sécurité. Chez les contractualistes, y compris Rousseau, le penseur de la révolution, le but suprême du Contrat social n’est guère la liberté de chacun mais la sécurité de tous. Idem chez Spinoza ou Kant.

            Loin de moi l’intention d’accréditer l’idée selon laquelle certains peuples méritent la démocratie et pas d’autres, parce qu’ils seraient intellectuellement inférieur. Cette idée ethnocentriste, culturaliste et même intrinsèquement raciste, je l’ai combattue trente années durant. Mais je l’ai combattue avec la conviction ferme que la réforme est toujours préférable à la révolution et que le gradualisme démocratique est plus salutaire que les changements brutaux. C’est que je crois comme Rousseau que « La liberté est un aliment de bon suc et de forte digestion qu’il faut des estomacs bien sains pour le supporter » ; et à l’instar de Tocqueville, que la démocratie comme « état de la société » doit toujours précéder la démocratie comme « type de régime ». En d’autres termes, que c’est d’abord aux individus et à la société de devenir démocrates pour que la forme du gouvernement devienne elle-même démocratique. C’est la problématique majeure que posait déjà Socrate à un jeune candidat à la carrière politique : « Penses-tu qu’il soit possible de savoir ce qu’est la démocratie sans savoir ce qu’est le peuple ? ».

            Pour être tout à fait clair, la sécularisation est la condition sine qua non de la démocratie. Je dis bien sécularisation et non pas laïcité française, dont l’histoire autant que la finalité a été profondément anticléricale, voire carrément antireligieuse. Dans nos sociétés de tradition islamique, il est bien funeste de vouloir éradiquer ce que Marx qualifiait d’opium des peuples. Le Coran n’est pas moins démocratique que l’Ancien Testament ou les Evangiles, nonobstant le « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». L’islam est-il soluble dans la démocratie ? est donc une question inepte qui revient comme un leitmotiv dans certains médias français et même dans quelques ouvrages « académiques ». Aucune religion n’est soluble dans la démocratie. Ce sont les hommes qui l’incarnent et qui la pratiquent  qui peuvent l’être ou ne pas l’être. Si ces hommes sont ignorants ou violents, la forme que prend leur religion est forcément obscurantiste, extrémiste et belliqueuse. S’ils sont éclairés ou tolérants, leur religion devient alors modérée,  pacifique et rayonnante. Les religions ne sont donc pas différentes quant à leurs fondements théologiques. Elles sont en revanche complètement dissemblables du point de vue exégétique : alors que la pensée chrétienne a été capable, à partir d’une lecture historico-critique de ses propres fondements, d’opérer un aggiornamento décisif et de disjoindre le religieux du politique, la pensée islamique est restée figée et sclérosée dans une lecture littéraliste du corpus coranique. L’un des rares penseurs à avoir tenté d’extraire un islam hautement transcendant et rationalisé de cet islam bassement immanent et nécrosé, est mon regretté ami Mohammed Arkoun.      

            Tout cela pour réitérer ce que je dis depuis des années, à savoir que tous processus démocratique dans une société non sécularisée conduit inéluctablement à la victoire des islamistes et au triomphe de la théocratie. On le voit aujourd’hui au pays de l’illustre Bourguiba, la Tunisie que l’on disait pourtant la mieux prédisposée dans le monde arabe à accueillir la démocratie comme un mérite social et non point comme un don d’Allah. On le voit au pays de Nasser, l’Egypte à l’histoire multiséculaire. Quant au cas de la Tripolitaine, « libérée » par le nouveau Lawrence de Libye, Bernard-Henri Lévy, mieux vaut ne pas l’évoquer tant le présent de ce pays est sombre et son avenir chaotique. Cela vaut pour les trois pays mentionnés et pour d’autres encore : une société mûre pour l’islamisme ne peut pas être une société mature pour la démocratie. C’est le Coran lui-même qui enseigne aux musulmans que « Dieu ne changera pas un peuple tant que celui-ci n’aura pas changé ce qu’il a de plus profond en lui-même ».

            On a fait croire aux Tunisiens qu’ils ont réalisé la plus grande révolution que l’humanité n’a jamais connue. Et mes compatriotes en ont été convaincus au point de se prendre pour le Messie du monde arabe.  « Bienheureux ceux qui ont cru sans voir », disait Jésus-Christ ! Il ne fallait surtout pas aller à l’encontre de cette hystérie collective et pseudo-révolutionnaire largement suscitée par les stratèges américains. Lorsque j’ai dénoncé, dès janvier 2011, sur une chaîne de télévision française ces « hordes fanatisées » qui mènent la Tunisie au chaos, j’ai été violemment stigmatisé. Lorsque feu Ahmed Ben Bella a mis en doute l’authenticité de la « révolution du jasmin », la presse tunisienne –que le viagra américain a subitement réveillé de sa longue léthargie- a trainé dans la boue cette figure emblématique de la vraie révolution algérienne. Les enfants n’aiment pas qu’un adulte vienne les priver de leur jouet. Les foules en névrose n’apprécient guère qu’on leur confisque l’objet de leur fascination.

            Que reste t-il de cette « révolution de la dignité » qui a fait perdre aux Tunisiens leur dignité ? Le pays qui était à la pointe du progrès social et économique est aujourd’hui en faillite. En moins de deux ans, la Tunisie a perdue les acquis d’un demi-siècle de progrès social, économique, politique et juridique, notamment le Code du statut personnel, fierté de la femme tunisienne, qui est aujourd’hui battu en brèche. Sans même s’en rendre compte, elle a perdu l’acquis le plus précieux : sa souveraineté, bradée à vil prix au Qatar et aux Etats-Unis d’Amérique. Pendant que certains quartiers et certaines villes se talibanisent insidieusement, un ersatz de députés sans culture et sans envergure planchent sur la rédaction d’une Constitution « parfaite », qui accouchera de la « Cité idéale », pas celle de Platon ou d’Al-Farabi, mais de Rached Ghannouchi, l’ancien guide spirituel de la canaille intégriste en Algérie. Si les Tunisiens tombent encore plus bas, ils finiront par trouver du pétrole ! La horde a manifesté, la horde a voté, la horde est au pouvoir.

            Ce revers affligeant, ce caprice de l’histoire, je l’avais conjecturé bien avant la mascarade électorale du 23 octobre 2011, que les USA ont dicté et supervisé. Anesthésié par la légende suivant laquelle la société tunisienne est dans le monde arabe la plus civilisée, la mieux éduquée et la plus politisée, beaucoup ne croyaient pas à une telle apothéose de l’islamisme dit « modéré ». Le peuple qui a fait une révolution encore plus impressionnante que celle de 1789 en France, ou celle de 1917 en Russie, ne peut pas porter au pouvoir des réactionnaires et des obscurantistes à la solde de Qatraël. Le choc encaissé, et comme pour entretenir ce mythe d’une révolution spontanée et émancipatrice, certains tunisiens se sont mis à braire que le désastre actuel est parfaitement normal, que toutes grandes révolutions ont été suivies d’anarchie, d’instabilité politique et de crise économique. Ils ne savent pas encore que, de gré ou de force, le fascisme vert se maintiendra au pouvoir pour au moins une vingtaine d’années. D’autres, plus optimistes, pensent que la Tunisie connaîtra le même processus algérien des années quatre vingt dix : crise politique grave, réaction patriotique de l’armée, retour à l’ordre républicain, réformes démocratiques, sociales et économiques profondes sous la conduite d’un dirigeant charismatique et visionnaire. Là aussi, ils se trompent, car il n’y a pas encore en Tunisie l’équivalent d’un général algérien jaloux de la souveraineté de son pays, encore moins d’un Bouteflika élevé dans la haute tradition du réformisme et du patriotisme. C’est plutôt le contraire qui existe : un général sous la bannière américaine et une élite dirigeante sous les ordres de Qatraël.

            Avec les résultats de ses élections, l’Algérie suscite néanmoins chez le tunisien que je suis une lueur d’espoir. L’imposture du « printemps arabe » s’est arrêtée aux frontières algériennes, comme elle se fracassera aux portes de Damas, que les terroristes d’Al-Qayda et un ramassis de mercenaires libyens, tunisiens et turcs veulent faire tomber. Présenté comme un hymne à la liberté, le « printemps arabe » s’est transformé en requiem, et le rêve démocratique tunisien, égyptien, libyen ou yéménite vire irrésistiblement au cauchemar théocratique et totalitaire. Malgré les pressions occidentales, la propagande d’Al-Jazeera, le soutien massif d’Ennahda à ses frères en secte, les islamistes algériens, les enfants d’Abdelkader ont fait le choix des lumières contre l’obscurantisme, celui du patriotisme contre le néocolonialisme. Voilà pourquoi, de mon nouvel exil, je viens saluer la sagesse de ce grand peuple et la clairvoyance de ses dirigeants.       

            Ce n’est pas là le propos de circonstance d’un tunisien qui se sent dépouillé de sa religion et orphelin de sa patrie. L’Algérie, j’avais pris fait et cause pour elle au moment où certains se réjouissaient de son malheur et où  les médias français posaient cette question odieuse du « Qui tue qui en Algérie ». En soutenant ce grand pays contre les pharisiens du FIS et les barbares du GIA, j’avais écrit : « Si je me trompe, je préfère encore me tromper avec Ben Ali et Bouteflika qu’avoir raison avec Ghannouchi et son alter ego Abbassi Madani ». Même si les dès sont jetés, je reste sur cette position. Aujourd’hui, plus que jamais.

              

                                                                                                                   M H



 

*Philosophe et ancien Ambassadeur de la Tunisie auprès de l’Unesco    
1. Dans mon livre La face cachée de la révolution tunisienne. Islamisme et Occident : une alliance à haut risque, éd. Arabesque, Tunis, septembre 2011.
2. Imposture dont Ahmed Bensaada a été le tout premier à démonter la genèse et les mécanismes dans son livre Arabesque Américaine, éd. Michel Brûlé, Montréal, 2011. 
3. Notamment dans mon essai Carthage ne sera pas détruite, éd. Du Rocher, 2002.
4. Le Monde du 6 février 2001.
Source: La tribune
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