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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 09:08
    • Le livre choc 

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  • Mezri Haddad : “Ce qui sentait le jasmin les premiers jours, dégage depuis quelques mois une odeur nauséabonde, celle du tribalisme et de l’obscurantisme“

    Pas encore dans les librairies, “La face cachée de la révolution tunisienne. Islamisme et Occident, une alliance à haut risque“ par Mezri Haddad, promet d'être le livre de la rentrée. Nous vous en livrons ici quelques extraits.

  • (…) Malgré les épreuves subies et la cruauté de la situation, j’ai fait le choix de me relever et de marcher. Marcher, même si je ne vois pas ma route, car la route n’existe que par sa propre marche. Et j’espère qu’en lisant ce livre, tous les grands serviteurs de l’Etat qui ont été honnêtes et intègres dans l’exercice de leur fonction, tous les anciens ministres qui ont loyalement servi la Tunisie et les Tunisiens depuis l’indépendance, tous les destouriens qui étaient probes et fidèles à l’esprit des fondateurs de ce grand parti nationaliste qu’on a décapité, tous les chefs d’entreprise et hommes d’affaires qui ont contribué à l’essor économique du pays en dépit du clientélisme et de la corruption, tous les opposants sincères qui ont préféré la légalité en composant avec le régime, tous les intellectuels ou journalistes dont la résistance passive ou le mécontentement réel n’ont pas été jusqu’à l’immolation par le feu à «Sidi Bou Saïd», comme Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid… que toutes ces personnes qui ont été humiliées après le 14 janvier, qu’on a complexées, culpabilisées, menacées, stigmatisées, désignées à la vindicte populaire, vont redresser la tête et se dire: nous n’étions ni sous le nazisme d’Hitler, ni sous le fascisme de Mussolini, ni sous le totalitarisme de Staline, ni sous la théocratie de Khomeyni, ni même sous l’autocratie du Shah.

     


    Nous étions sous une dictature banale que nous n’avons pas su ou pu abolir; une dictature qui était la moins sanguinaire du monde arabe, économiquement la plus prospère du continent africain, même si elle était les dix dernières années l’une des plus médiocres sur le plan politique (…).

     

    (….) Je dis cela car, dans cette nouvelle Tunisie que j’observe de près depuis janvier 2011, je vois que la passion démocratique s’exprime aux dépens de la passion patriotique, et dans certains cas même, contre elle. C’est que le moment par lequel la Tunisie passe est, en effet, très grave. Et je ne parle pas encore de la crise politique que traverse l’ensemble du monde arabe. Ce qui sentait le jasmin les premiers jours après la chute du régime tunisien, dégage depuis quelques mois une odeur nauséabonde, celle du tribalisme et de l’obscurantisme en Tunisie; celle des cadavres par milliers en Libye, en Syrie et au Yémen, sans parler des autres pays qui sont ciblés par les stratèges américains, ceux-là mêmes qui avaient conçu le projet néoconservateur du Grand Moyen-Orient. Et on veut faire croire aux peuples que toutes ces révolutions sont spontanées! Que cette Grande Discorde (Fitna Koubra) est une bonne chose pour le monde arabe!

    Que je vous le dise tout de suite: derrière cette ivresse de la liberté et ce triomphe de la démocratie, se profilent trois poisons mortels: la tentation de l’intégrisme, la sublimation de l’anarchisme et l’abandon de la souveraineté. Au cas où mes compatriotes ne le sauraient pas encore, il y a pire que la dictature: l’anarchie. Et il y a plus tragique que l’anarchie: la guerre civile. Et il y a plus affligeant que la guerre civile: le retour du colonialisme (…).

    (…) «Honorable correspondant» d’aucun service étranger, jamais membre d’aucun parti politique, d’aucune ONG, d’aucun réseau d’influence, d’aucun club, d’aucune loge maçonnique, je suis suffisamment indépendant pour affronter toutes celles et tous ceux qui entendent brader l’indépendance de la Tunisie, après avoir fait perdre à ce pays, en huit mois, ce qu’il a acquis en 55 ans de patient labeur: la sociabilité, la civilité, la citoyenneté, le sentiment d’appartenir à une nation et non pas à des tribus. Quatre précieux acquis qui seront encore plus difficile à rétablir que le redressement d’une économie déjà très gravement atteinte. N’eut été la détermination d’un Premier ministre, Béji Caïd Essebsi, qui a été à la bonne école du patriotisme bourguibien et qui essaye, contre vents et marées, de maintenir l’Etat en frayant un chemin à la démocratie, la Tunisie serait déjà aujourd’hui plus bas que terre (…)».

    *La face cachée de la révolution tunisienne. Islamisme et Occident, une alliance à haut risque'', par Mezri Haddad, est préfacé par Samir Amin et paraitra pour son édition tunisienne à Arabesques.

    Mezri haddad : L’hiver sera-t-il islamiste?“J’ai des choses importantes à vous dire“, murmure Ben Ali

     

    Par M.Amor  webmanagercenter

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Published by kaiserrr - dans Tunisie
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commentaires

Jugurtha 15/11/2011 00:27



Mr. Haddad a beau essayer toutes les contorsions imaginables pour redorer son blason, lacher des bribes de bon sens et meme de verite, il n'en demeure pas moins que sa credibilite a recu le coup
de grace avec ses interventions detestables pendant la revolution. Il nous a montre un visage de sophiste, vaniteux, hautain, menteur; un faux intellectuel qui jouit de sa propore parole.


Mr. Haddad: vous avez deja tout dit en Janvier. personne ne vous prete attention. Vous avez choisi le mauvais coche.



cdfdf 12/10/2011 13:47



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