Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 11:30

 

Depuis son départ précipité de Tunisie, le 14 janvier 2011, la femme du président déchu n’avait jamais parlé. D’Arabie saoudite, elle nous a accordé une interview exclusive où elle livre sa vérité, mais aussi ses regrets.

 

 

LEILA-copie-1

 

Une semaine après la sortie de son livre, « Ma vérité »*, Leïla Ben Ali, née Trabelsi, l’épouse du président tunisien déchu, nous a accordé — après avoir très longtemps hésité — sa première interview depuis son départ précipité de Tunisie le 14 janvier 2011, au plus fort de la contestation qui a chassé son mari après vingt-trois ans de pouvoir sans partage. 
Depuis, le couple vit en Arabie saoudite, dans un lieu tenu secret. Durant cet entretien, réalisé grâce au logiciel de communication par ordinateur Skype, celle que l’on présente comme la femme la plus détestée du pays répond sans détour. Des tirs à balles réelles sur les manifestants jusqu’aux soupçons d’affairisme en passant par les libertés 
politiques, elle n’a refusé d’aborder aucun sujet, évoquant ses regrets tout en rejetant de nombreuses accusations portées contre elle. Prudente, elle s’est gardée de commenter les premiers pas du gouvernement de l’islamiste Hamadi Jebali, craignant de « sortir de [son] rôle ». Alors que seul le son était activé, l’ex-première dame a fini par brancher sa webcam en fin d’entretien. Elle est apparue voilée, un brin maquillée, ses lunettes chaussées. Derrière elle, son mari, Zine el-Abidine Ben Ali, vêtu d’un polo blanc, a même fait une courte apparition, afin de « faire taire les rumeurs de mauvaise santé ».

Pourquoi avoir décidé d’écrire ce livre ?
Leïla Ben Ali. 
Je voulais donner ma part de vérité pour répondre à la campagne médiatique mensongère dont j’ai fait l’objet en Tunisie, et dans certains pays, sans pouvoir me défendre. J’ai très mal vécu cette période, et c’est encore difficile aujourd’hui. Il y a eu un acharnement contre nous, des mensonges, des faux témoignages.

Qu’avez-vous pensé au moment des premières émeutes ?
Je ne parle pas d’émeutes. Pour moi, il s’agit d’un coup d’Etat orchestré, téléguidé, préparé, mais dont j’ignore les commanditaires. Il y a eu une grande manifestation spontanée à Tunis, c’est vrai, comme il y en a parfois aussi en France. En revanche, dans les banlieues, ces soi-disantes manifestations étaient organisées pour déstabiliser le pays. Il y a eu des incendies, des pillages. La police était là et n’a pas bougé. Je ne crois pas du tout au scénario d’une révolution spontanée née d’une contestation de la jeunesse.

Comment s’est organisé votre départ ?
Nous n’avons jamais eu l’intention de fuir. Le matin du 14 janvier, je me trouvais chez moi. Mon mari m’a téléphoné depuis le palais de Carthage pour me suggérer de partir en Arabie saoudite faire la omra (NDLR : un pèlerinage), le temps que le calme revienne. L’idée n’était pas de lui, mais d’Ali Seriati, le chef de la sécurité présidentielle. A mon grand étonnement, mon mari était là, lui aussi, à l’aéroport. Seriati a tout fait pour le convaincre de partir avec nous, alors qu’il ne voulait pas. Nous sommes partis sans bagages, ni argent, ni passeport.

Ce même jour, Bernard Squarcini [le patron des renseignements français] a — écrivez-vous dans votre livre — pris contact avec l’une de vos filles présente à Paris…
Il lui a dit : « Ne t’inquiète pas pour papa, il est parti en Arabie saoudite. » J’ignore comment il a pu savoir aussi vite que nous avions quitté le pays…

La révolution a fait 300 morts. Votre mari a-t-il donné l’ordre de tirer sur les manifestants ?
Jamais. Pour le prouver, l’avocat de mon mari a demandé que les enregistrements des communications entre le président et les ministres de l’Intérieur et de la Défense soient remis à la justice. Etonnamment, le gouvernement transitoire a refusé d’accéder à cette demande. Quoi qu’il en soit, je ne peux que déplorer la perte de vies humaines. Je présente mes sincères condoléances à ces familles. Que Dieu allège leur souffrance et que ceux qui ont donné ces ordres soient jugés.

Quelles étaient vos relations avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ?
Ils nous ont toujours soutenus. Jacques Chirac nous a dit une fois : « Comment faites-vous pour avoir une économie aussi florissante sans ressources naturelles ? » Nicolas Sarkozy était tout aussi élogieux. J’ai été déçu qu’il n’affiche pas son soutien au moment de notre départ. Il a même laissé dire que la France refuserait de nous accueillir sur son sol alors qu’il n’en a jamais été question. Le seul à nous avoir soutenus jusqu’au bout, c’est Frédéric Mitterrand (NDLR : ministre de la Culture de Sarkozy).

Vous dites avoir commis des « manquements » durant vos années de règne…
Je ne me mêlais pas de politique. Je suis une fille du peuple. Mon quotidien était consacré aux œuvres caritatives et sociales. A côté de cela, j’ai fait en sorte d’aider mes proches à mieux vivre, c’est vrai. J’ai par exemple aidé un de mes frères à obtenir un prêt, mais il l’a remboursé avant de mourir. Ce qu’on oublie aussi, c’est que j’ai aidé des gens que je ne connaissais pas. J’étais beaucoup sollicitée, je voulais bien faire. Dieu est témoin que je n’ai jamais voulu faire de mal à qui que ce soit. Si je me suis rendue coupable d’une faute à l’égard d’une personne, je lui demande pardon.

Aurait-il fallu plus de libertés politiques ?
Oui, j’en conviens.

Quel regard portez-vous sur votre pays aujourd’hui ?
Je suis optimiste. Je souhaite que la Tunisie retrouve le chemin de la prospérité. J’espère aussi que mes proches, présumés coupables à cause de leur nom, auront droit à une justice équitable. Pour l’instant, il n’y a que de la haine et de la vengeance. Nous sommes nous aussi prêts à faire face à la justice de notre pays dès lors qu’elle est équitable, sans excès ni faveur. Hélas, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Comment va votre mari ?
Il est en excellente santé, et nous sommes toujours un couple soudé, même si cela déplaît à nos détracteurs. Il a écrit un mot et m’a demandé de vous le lire [ce qu’elle fait] : « Je déplore qu’on ait oublié que, pendant vingt-trois ans, l’Etat, sous ma direction, a amélioré considérablement le niveau de vie de chacun et fait de la Tunisie un pays moderne que bien des nations amies citent en exemple. J’admets néanmoins qu’il restait encore des progrès à accomplir et des libertés à mettre en place. J’espère que mes compatriotes me rendront justice en se souvenant du chemin qu’ensemble nous avons parcouru. Je n’aspire, au crépuscule de mon existence, qu’à conserver l’honneur. »

Leparisien « MA VÉRITÉ »
LEÏLA BEN ALI,
 Ed. du Moment, 199 p. 16,95 €.

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 13:29

 

C’est une affaire de gros sous et les tensions entre Moncef Marzouki et Hammadi Jebali n’est qu’une comédie.

 

tunisie_directinfo_extradition-de-Baghdadi-Mahmoudi_moncef-.jpg

 

Comme on le constate sur cette vidéo, le journaliste de Médiapart affirme, sur la foi des confidences de l’avocat français de Baghdadi Mahmoudi, que le 5 mai dernier, il y a eu une rencontre au restaurant parisien Le Fouquets, entre d’une part cet avocat français (le journaliste de Mediapart ne cite pas son nom, mais il s’appelle Marcel Seccaldi), et d’autre part l’actuel chef des Services secrets libyens, Salim el-Hassi ainsi qu’un certain Ferjani, membre d’Ennahda. Toujours selon ce journaliste de Médiapart, les négociations tournaient autour des clefs des comptes bancaires de l’ancien régime libyens que Baghdadi Mahmoudi détiendrait.

 

 

 

 

 

 

Tout cela est parfaitement exact puisque le mystérieux Ferjani l’a confirmé au journaliste de Médiapart. Mais ce que ce journaliste français ignore, ainsi que l’opinion publique, c’est que Ferjani était l’émissaire personnel de Rached Ghannouchi. En effet, Saïd Ferjani (c’est son vrai nom) est l’homme de l’ombre de Rached Ghannouchi et son homme de confiance depuis 30 ans. Il a vécu auprès de Ghannouchi à Londres toute la période de son exil. Saïd Ferjani était, avec Hammadi Jebali et Chammam, l’un des chefs terroristes impliqués dans les attentats contre des hôtels à Monastir le 2 août 1987 et, surtout, l’un des cerveaux du coup d’Etat que le « Groupe sécuritaire », bras armée du MTI (avant qu’il ne s’appelle Ennahda), comptait faire le 8 novembre 1987 avec déjà la complicité des services américains. C’est pour cette raison que le général Ben Ali a d’ailleurs précipitamment avancé son coup d’Etat au 7 novembre 1987.

 

Saïd Ferjani s’est toujours présenté comme un ancien commandant de l’armée tunisienne. En réalité, c’est un sergent-chef qui a intégré l’école des sous officiers en 1975 après son échec au baccalauréat. Il a passé plusieurs années à travailler à la base militaire de Sidi Ahmed. C’est lui qui s’est déplacé à Londres le 30 octobre 1987 pour rencontrer Salah Karkar et recevoir les dernières instructions pour déclencher le coup-d’Etat islamo-sécuritaire du 8 novembre 1987 que le général Ben Ali a pu déjouer grâce aux services Algériens et italiens. Hammadi Jebali et Moncef Ben Salem étaient évidemment impliqués dans ce coup d’Etat du 8 novembre 1987 à la suite duquel Bourguiba et tous ses anciens ministres devaient être exécutés et l’instauration d’une république islamique devait être annoncée.    

Saïd Ferjani a dû quitter la Tunisie par les frontières algériennes en mars 1989, où il est resté quelques jours en Algérie avant de s’envoler pour Londres, là où le rejoindra Rached Ghannouchi peu de temps après. Depuis, ils ne vont plus se séparer. On les verra ensembles au Soudan avec Hassan Tourabi, au Qatar avec Abbassi Madani et En Afghanistan avec Oussama Ben Laden. Oui, Oussama Ben Laden.  

 

C’est pour dire combien cet homme, Saïd Ferjani, est important dans la structure secrète d’Ennahda. Il a toujours été l’homme des opérations noires d’Ennahda. C’est l’homme de main de Rached Ghannouchi. C’est donc le chef d’Ennahda qui, en accord total avec son ami le libyen Abdelhakim Belhadj, l’un des anciens membres actifs d’Al-Qaïda, qui a envoyé Saïd Ferjani pour négocier à Paris (Le Fouquets), le 5 mai dernier, en vue d’obtenir les clefs des comptes bancaires du régime kaddafiste, contre la remise en liberté de Baghdadi Mahmoudi. On suppose que cette pratique de pirates et de mafieux, et cet argent libyen, Ghannouchi voulait le distribuer aux pauvres de Sidi Bouzid et de Kasserine, et non pas l’ajouter à son trésors de guerre qatari pour réorganiser Al-Qaïda-Maghreb, préparer la guerre civile en Tunisie et s’accaparer définitivement le pouvoir.    

 

Autre secret que nous sommes les premiers à révéler : la soi-disant opposition de Moncef Marzouki qui ne serait pas d’accord avec le premier ministre islamiste, Hammadi Jebali pour livrer Baghdadi Mahmoudi aux autorités libyennes actuelles. Selon notre informateur au palais de Carthage, Moncef Marzouki était tout à fait d’accord avec Rached Ghannouchi et Hammadi Jebali pour répondre positivement à la demande des autorités libyennes. Mais il leur a demandé de trouver une solution discrète pour sauver les apparences. Il aurait textuellement dit à Hammadi Jebali « Je suis connu dans le monde comme un militant des droits de l’homme. Si je perds cette image, je ne pourrai plus vous servir ». Marzouki avait d’ailleurs publiquement déclaré à l’époque qu’il ne s’opposait pas à l’extradition de l’ancien premier ministre libyen, mais qu’il donnera son aval dès que les autorités libyennes l’assureraient qu’ils ne réserveront pas à M.Baghdadi de mauvais traitements.  

 

En effet, les ONG des droits de l’homme et les médias occidentaux n’auraient pas admis qu’un tel « grand militant des droits de l’homme » puisse livrer Baghdadi Mahmoudi à ses tortionnaires libyens qui, depuis la chute de Kaddafi, ont commis en Libye les atteintes aux droits de l’homme les plus atroces et dont personnes ne parle. Moncef Marzouki sait pertinemment qu’une fois passée la période de transition, il n’aura plus aucune chance d’être reconduit à la présidence de la république. C’est la raison pour laquelle, très discrètement, il s’active depuis des mois pour obtenir le prix Nobel de la paix. Or la très grave affaire de Baghdadi Mahmoudi risque de ternir son image et de compromettre sérieusement cette consécration à laquelle il aspire. Si, comme il continue à l’affirmer de façon mensongère, il est contre la livraison de Baghdadi Mahmoudi, pourquoi n’a-t-il pas démissionné maintenant que la victime a été livrée à ses tortionnaires ? Telles sont les dessous de l’affaire Baghdadi Mahmoudi. Une affaire de gros sous, de réseaux islamistes mafieux et de trahison. Et c’est l’image de la Tunisie et la dignité de son peuple qui reçoivent un coup de plus. Un coup qui n’est pas le premier et qui ne sera pas le dernier.  

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 00:15

blogueurtunisie.jpg

 

C’est la question que s’est posée un tunisien anonyme sur le site d’information businessnews

Dans cet article de businessnews, titré « Premières vidéos de Baghdadi Mahmoudi en Libye »

 

 

nous avons trouvé ce commentaire qui a beaucoup attiré notre attention : 

 

Malheureux!

Léon |25-06-2012 15:30

" Vous démarrez mal. Tout le peuple a envie de sortir manifester sa mauvaise humeur. Mais là encore on a la preuve par 9 que le 14 janvier était manipulé par les fdp (abréviation que vous devinerez). Si les mêmes blogueurs vendus faisaient actuellement ce qu'ils ont appris à faire deux ans avant le 14 toute la Tunisie sera dans la rue. Mais ne vous en faites pas. Cà va arriver. Vous avez pris le peuple pour des cons (vous n'avez pas tellement tort) mais quand il est dans la rue sa connerie se retournera contre vous. 
VIVE LA TUNISIE. VIVE SON INDEPENDANCE. A BAS TOUS CEUX QUI RECOIVENT LEURS ORDRES DE L'ETRANGER. LIVRER BAGHDADI MAHMOUDI N'EST PAS TUNISIEN. TRAITRES! "

 

On demande à l'auteur de ce commentaire de se manifester auprès de nous 
et de nous dire quels sont les blogueurs qu'il qualifie de "fdp", et de 
nous donner toutes informations utiles sur ce qu'il appelle les 
« blogueurs vendus » et que nous avons appelé les « cyber-collabos » en 
empruntant cette expression à un intellectuel tunisien qui ne veut plus 
qu'on le cite.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 01:52

 

De Damas à Tunis en passant par le Caire, les hackers de Telecomix mettent leur grain de sable dans l'appareil répréssif des dictatures. Leur plus beau coup : Avoir détourné pendant un bref instant l’ensemble du trafic internet syrien.

 

telecomix.JPG

 

Télécomix est le nom que l’on donne à un groupe de hackers et d’activistes volontaires – hacktivistes si vous préférez – qui s’est formé en avril 2009 en Suède . Né au moment des débats sur une série de réformes européennes appelées « paquet télécom », le groupe avait pour objectif de recueillir des informations sur ces lois « liberticides » et d’alimenter le débat. 

Mais c’est surtout les soulèvements populaires de Tunisie et d’Egypte qui les ont fait connaître. Ils sont ainsi venus en aide aux insurgés en leur fournissant des informations utiles pour éviter de se faire épier sur Internet et en dupliquant (on dit « mirrorer » en langage geek) un grand nombre de sites internet menacés par la censure. A présent, plusieurs membres français comme Bluetouff , Kheops , Okhin et bien d’autres se mobilisent sur le cas de la Syrie et donnent un coup de main pour que les internautes sur place.

2QUELS SONT LEURS OBJECTIFS ?

Comme ils aiment se définir eux mêmes, les Télécomix sont « les plombiers de l’internet ». « Nous vivons par et pour le réseau », explique Okhin. « Quand quelqu’un l’attaque nous le défendons. » Télécomix a donc pour principe de protéger le réseau dans les endroits où ce dernier est censuré, filtré ou coupé. Contrairement aux Anonymous qui organisent des attaques par déni de service afin de rendre certains sites inaccessibles, nos hackers se revendiquent d’une éthique reposant sur la circulation de l’information et la neutralité du réseau

Leurs principes, connus sous le nom de datalove et consultables ici, mettent en avant la libre utilisation des données, quelles qu’elles soient. Appliqué à l’échelle des révolutions arabes, leur combat consiste donc à permettre aux internautes de ces pays de pouvoir utiliser Internet de façon anonyme afin de communiquer entre eux de façon sécurisée mais aussi d’envoyer des informations (vidéos, témoignages écrits…) en dehors de leurs frontières.

 

3COMMENT ILS BOSSENT ?

Eux mêmes ne le savent même pas vraiment. « A la façon des Anonymous,la structure de Télécomix est anarchique et totalement horizontale » indique Okhin. En d’autres termes, il n’y a pas de chef, ni d’organisation établie. « C’est difficile à expliquer pour ceux qui ne sont pas familiers avec la façon de faire des hackers, et plus particulièrement aux agents de laDCRI » , plaisante le hacker qui s’est fait interrogé par la DCRI en juin . « Mais en fin de compte tout le monde peut se revendiquer des Télécomix à partir du moment où il se rend sur notre IRC » (canal de discussion instantané que vous pouvez voir ici). A partir de cet endroit, les internautes peuvent participer aux projets déjà en cours ou bien proposer une idée. On a pas de dirigeant qui décide quelles actions entreprendre », précise Okhin. « On essaye plutôt de mettre en application la « do-ocratie » , c’est-à-dire le fait de venir dans un endroit et de monter son propre projet en fonction des besoins, sans attendre que quelqu’un te donne un ordre. » Au final, les Télécomix réunissent environ 250 à 300 personnes qui viennent régulièrement sur IRC et comptent environ une soixantaine de membres vraiment actifs.

4QUELS SONT LEURS FAITS D’ARMES ?

En plus de proposer à leurs contacts des outils permettant d’être anonyme sur Internet (voir ici ), Télécomix mène plusieurs projets qui ont déjà donné de bons résultats. Le premier d’entre eux est l’opération Streisand.me qui est un service permettant de « mirrorer » ( faire une exacte copie)  un site internet qui est menacé de censure. 

Le groupe de hackers a aussi marqué les esprits en janvier 2011 quand le gouvernement Egyptien coupa Internet en janvier 2011. Télécomix fit alors appel à des fournisseurs d’accès européens comme la FDN pour mettre à disposition des internautes des lignes téléphoniques permettant de se connecter via de vieux modems. 

Pendant l’été 2011, les hackers qui commencent à s’intéresser à la Syrie vont lever le voile sur un véritable scandale : une entreprise américaine du nom de BlueCoat vend des outils de filtrage et de surveillance du Net à la Syrie. L’information sera reprise par de grands médias américains et permettra une condamnation rapide de la société mise en cause. Comme le dit Kheops, «  la découverte de ces informations ne nous a pas demandé un grand effort mais ça a permis de mettre un beau bordel. Parfois, il suffit de pas grand chose. »


Le nom de l’opération straisand.me est tiré de « l’effet Streisand », un principe bien connu d’Internet depuis 2003. A cette époque, la chanteuse avait tenté de faire disparaître une photo de sa maison publiée sur le Net, en attaquant le photographe en justice. Cette action eut pour résultat l’effet inverse, puisque la photo fut dupliquée et postée de façon virale par de nombreux internautes.



 

5L’#OPSYRIA C’EST QUOI ?

Depuis l’été 2011, la Syrie retient une grande partie de l’attention des Télécomix qui a lancé OpSyria (diminutif d’Opération Syria) pour aider les internautes sur place à preserver leur anonymat. Afin de prévenir la population de la surveillance dont ils peuvent être victime, les membres de Télécomix sont allés jusqu’à détourner, pendant un bref instant, l’ensemble du trafic syrien vers une page en arabe contenant des liens vers des logiciels du type TOR. « Chaque personne qui voulait aller sur son Facebook à ce moment est tombée sur notre page. C’est la première fois que l’on faisait ça », indique Bluetouff « et honnêtement c’était contraire à notre éthique. Mais ça nous a permis d’établir des contacts avec les gens sur place. » 

Depuis cet épisode, une petite équipe de Télécomix agit en Syrie et permet de diffuser aux autres internautes des outils et un savoir faire afin de se protéger numériquement. De leur côté, les hackers français ne manquent pas de ressources puisqu’ils ont mis en place des outils permettant de récupérer l’ensemble des vidéos amateurs postées depuis la Syrie et travaillent actuellement sur un projet de drones. «  Ce n’est pas du tout au point, nous explique Kheops, mais l’idée est de s’inspirer de l’expérience des manifestants d’Occupy, qui filmaient leurs manifestations grâce à des hélicoptères télécommandés. On voudrait pouvoir mettre le même système en place pour que les syriens puisse filmer sans danger les exactions de l’armée et puissent diffuser en direct les événements sur Internet. » 

6BON ET COMMENT JE LES REJOINS ?

Les hackers de Télécomix le promettent : il n’y a aucun rituel d’initiation secret pour faire partie de leur petit groupe. Si vous souhaitez apporter votre pierre à l’édifice vous pouvez toujours les rejoindre sur leur canal IRC, même si la complexité de leur conversation constitue souvent une première barrière. «  La première fois que j’ai entendu parler de Télécomix, c’était pendant la coupure du Net en Egypte », raconte Kheops. « Je suis donc aller  les voir sur leur site et j’ai passé plusieurs semaines à tenter de comprendre ce qui se passait. Au final, tout le monde passe par cette barrière au début. »  Attendez-vous donc à passer quelques temps à « lurker » sur l’IRC, c’est à dire, regarder ce qui se passe sans intervenir, si vous n’y connaissez rien en informatique. Mais si jamais vous parlez arabe ou bien si l’indexation et la classification de documents vidéo ne vous font pas peur, n’hésitez pas à proposer votre aide 
streetpress

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 17:48

mezri-leila.jpg

 

L’écrivain et ancien ambassadeur de Tunisie auprès de l’Unesco, vient de publier une lettre ouverte à Leïla Ben Ali au lendemain de la parution de son ouvrage « Ma vérité ».
Ci-après la lettre en intégralité "Businessnews"  :

« Je viens de finir la lecture de votre livre et avant de me le procurer, je savais bien qu’il ne contiendrait pas des révélations fracassantes. En tout cas, pas pour moi ou pour les initiés. Tout au plus quelques historiettes dont la majorité des Tunisiens raffole, comme d’ailleurs la plupart des peuples. Après tout, les Tunisiens ont bien apprécié le témoignage hautement historique de votre ex cuisinier et ils ont été impressionnés par ses analyses magistralement politiques.

Que vous cherchiez à vous défendre et à laver « l’honneur » de votre famille, cela se comprend fort bien. Vous maintenez ainsi votre rang oligarchique de cheftaine d’une tribu dont vous avez suscité les faits et couvert les méfaits, et dont plusieurs membres sont aujourd’hui en prison, pour certains arbitrairement et pour d’autres justement.

Mais que vous cherchiez, à partir des « lieux saints », à propager des contre-vérités malsaines, cela prouve assurément que vous n’avez pas changé, nonobstant les épreuves subies et la cruauté de l’exil.

Vous écrivez dans votre livre (p. 129) que le dauphin de Ben Ali, celui qui devait lui succéder, est Kamel Morjane, en ajoutant malicieusement que celui-ci « n’a pas trouvé meilleur moyen pour faire oublier son ancien engagement auprès de Ben Ali que de m’accuser personnellement en prétendant que je lorgnais sur la Présidence ».

Réflexe de vierge effarouchée ou ultime manœuvre pour disqualifier l’homme qui devait, en effet, succéder à Ben Ali si vous n’aviez pas déployé tout votre talent de manipulatrice manipulée par Abdelwahab Abdallah, pour annihiler ce projet salutaire de mettre à la tête de la Tunisie un homme aussi compétent, aussi intègre et aussi patriote que Kamel Morjane.

Comme Wassila Ben Ammar à une certaine époque et Saïda Sassi les trois dernières années du règne sénescent et gérontocratique de Bourguiba, vous avez joué auprès de votre époux un rôle extrêmement nuisible et destructeur. Par ignorance, par envie maladive et, surtout, par ambition.

Oui Madame, vous avez fait le même rêve qu’Eva Peron après avoir développé les mêmes vices qu’Imelda Marcos. Vous avez d’abord pensé à Hédi Jilani, puis à l’islamiste light Sakhr El-Matéri, avant de vous dire pourquoi pas moi ? Vos courtisans, notamment Abdelwahab Abdallah, et même certains stratèges américains, vous ont persuadé que votre accession au pouvoir suprême est possible, voire même souhaitable. Première femme à devenir présidente d’un Etat musulman, cela passerait comme une lettre à la poste. Comme je l’avais démontré dans mon dernier livre, le véritable complot contre la Tunisie était la succession de l’épouse à l’époux.

Vous savez très bien que, contrairement à Bourguiba qui a su se séparer de son épouse par Raison d’Etat, Ben Ali a été sous votre emprise jusqu’à la dernière minute de son règne. Si tel n’était pas le cas, il aurait fait ce que je lui avais conseillé de faire le 10 janvier 2011 : ordonner l’arrestation de Belhassen et Imed Trabelsi. Je n’ai pas eu le courage de lui demander qu’il divorce comme son illustre prédécesseur.

Je n’ai pas besoin d’être aussi proche d’Allah que vous de là où vous êtes pour compatir au sort de votre famille en Tunisie. Dans une démocratie digne de ce nom, ils ont droit à une justice souveraine et équitable. Dans un Etat présidé par un aussi vaillant « militant » des droits de l’homme, le traitement humiliant et dégradant réservé aux membres de votre famille est une honte, une faute morale impardonnable. J’abhorre la haine et j’exècre la vengeance.

Mais ne cherchez pas à vous dédouaner du mal que vous avez fait à ce pays et du préjudice énorme que vous avez porté à votre mari. Profitez bien de cette proximité divine pour purifier votre âme. Je ne vous jette ni la première ni la dernière pierre, mais je vous dis qu’on ne peut pas être et avoir été. »

Mezri HADDAD
, ancien Ambassadeur de la Tunisie auprès de l’UNESCO.

Businessnews

 

Lire Aussi : Tunisie Exclusif : Ben Ali sort de son silence par la voix de sa femme

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 01:44

 

LEILAEnfin, LeilaTrabesi livre sa part de vérité explosive mais incomplète sur la chute de Ben Ali et le printemps arabe

 


OOOO-copie-3

 

 

Certains journaux viennent d’en parler, plusieurs sites d’informations ont suivis : le livre de Leila Ben Ali est enfin en librairie.Du moins dans les  librairies françaises car ce livre, nous en somme certains, sera censuré dans la nouvelle démocratie marzoukienne et ghanouchienne.  Nous avons repris l’information mais nous n’avons pas voulu en dire plus avant de l’avoir lu. C’est fait, en voici notre premier contre rendu à chaud. Nous y reviendrons plus en détail dans nos prochaines publications.

 

D’abord, on l’aurait compris, Leila Ben Ali n’est pas la rédactrice de ce livre mais la narratrice. Pour le moment, on s’abstient de révéler le nom du nègre français, ou plus exactement la négresse française qui a rédigé ce livre . Nous avons son nom, mais on préfère d’abord nous entourer de quelques précautions juridiques avant de le rendre public.

 

Ensuite, ce n’est pas Leila Ben Ali qui parle, mais l’ex-président lui-même, son exil en Arabie Saoudite ayant été conditionné par ses protecteurs saoudiens et surtout leurs maîtres américains, par la stricte observation du silence. Ben Ali ne peut pas parler librement et dire tout ce qu’il sait sur les événements de janvier 2011 et sur les nouveaux maîtres de la Tunisie. Encore moins sur les Etats étrangers qui ont participé à la déstabilisation de la Tunisie.  

 

La thèse principale de ce livre est qu’il n’y a pas eu de révolution en Tunisie, mais un coup d’Etat planifié par l’étranger (elle ne dit pas qui) avec la complicité de quelques traitres au sein de l’armée. Il ne s’agit pas d’un scoop. Depuis quelques mois, beaucoup de tunisiens s’en doutaient bien. Pour lui rendre une fois de plus justice, le premier à avoir soutenu cette thèse est l’ancien Ambassadeur de la Tunisie à l’UNESCO, M.Mezri Haddad, dans son livre « La Face cachée de la révolution tunisienne », un nom et un livre que Leila Ben Ali, très curieusement d’ailleurs, ne cite à aucun moment !!! Par crainte ?

 

En tout cas surement pas par complaisance vis-à-vis de cet intellectuel qu’elle a tout fait, avec Abdelwahab Abdallah, pour l’éloigner de Ben Ali et qui lui a bien réglé son compte, ainsi que celui de sa famille, dans son dernier livre, « La Face cachée de la révolution tunisienne ».

 

Pourtant, des noms de tunisiens, personnalités ou autres, Leila Ben Ali en balance pas mal dans son livre. En voici quelques exemples :

« Marwane Mabrouk, devenu aujourd’hui l’une des plus grosses fortunes de Tunisie » (page 33).

« Samir Tarhouni, inculte et mégalomane, grande gueule aux allures de bandit, porté sur l’insolence et la provocation » (page 50).

« Sihem Bensédrine ou Radhia Nasraoui, ainsi que tous ceux qui ont vécu sur le fonds de commerce de l’opposition à Ben Ali, abreuvés par les fonds européens droits-de-l’hommistes…(page 68).

« Ouled Ahmed, un poète irrévérencieux et insoumis à qui Ben Ali procura une bourse  du ministère de la culture et qu’il aida à se remettre sur pied » (page 138).

Lotfi Abdelli, lequel accepta de se produire (au club Elissa que Leila Ben Ali a créée), une fois assuré qu’on ne toucherai pas au texte de sa pièce » (page 138).

« Soha Arafat, calculatrice-née, elle vous colle quand elle a besoin de vous et vous tourne le dos quand elle a obtenu ce qu’elle cherche » (page 150), « Elle est partie en laissant 750000 dinars de dettes entre le restaurant Le Grand Bleu de Gammarth et les travaux somptueux qu’elle a fait faire dans sa villa » (page 154).

« Il serait intéressant de demander aux opposants communistes tels que Mohamed Harmel ou aux progressistes comme Mustapha Ben Jaafar le montant des subsides qu’ils recevaient » (page 167).

« Abdessalem Jrad, apparu en vrai vedette au lendemain du 14 janvier et qui, deux jours auparavant, sortait du bureau de Ben Ali après avoir débité une litanie de compliments » (page 173).

« Monsieur Oueslati, ex-ambassadeur à Varsovie, qui se présente aujourd’hui en chevalier blanc, alors qu’il s’enrichissait avec les salaires de fonctionnaires fictifs, qu’il avait emporté les lustres de l’ambassade, les tapis et les services de table »(page 173).

« Tarek Ben Ammar, qui avait entrée libre chez le président, n’hésitait pas à profiter des largesses du régime pour consolider ses investissements à droite à gauche » (page 174).

« Abdelaziz Belkhodja, cette girouette qui passait son temps collé à mes frères, cherchant à monter une affaire avec l’un ou l’autre, et qui s’est offert le 14 janvier une salve d’insultes à l’encontre du régime » (page 174).

« Mustapha Ben Jaafar n’hésitait pas à complimenter le Président sur la marche de l’Etat, vantant les progrès de la Tunisie en comparaison des autres pays arabes » (page 179).

« Béji Caïd Essebsi  n’a pas craint le ridicule en vantant son bilan des neuf mois qui ont suivi la chute de Ben Ali et en avançant qu’il avait jeté en prison les ministres de l’ancien régime dont il faisait partie. Son vrai bilan, c’est la situation d’une nation qu’il a installé dans l’insécurité, la misère et la cherté de la vie » (page 180).

« Kamel Morjane n’a pas trouvé meilleur moyen pour faire oublier son ancien engagement auprès de Ben Ali que de m’accuser personnellement en prétendant que je lorgnais sur la Présidence » (page 129).

 « Kamel Ltaief, l’assoiffé du pouvoir…cet homme qui zozotait et n’avait aucune culture…Attiré par la politique sans en avoir les compétences ni la carrure, il s’est employé sans trêve à se constituer un carnet d’adresses dans les milieux influents de la finance et a réussi à se lier d’amitié avec de grosses pointures politiques. Bien plus, son réseau s’est étendu d’ex-ministres de Bourguiba, comme Béji Caïd Essebsi, à des figures de l’opposition, flirtant avec les ambassades étrangères, infiltrant les milieux financiers…Son père le savait déjà peut-être, qui est mort sans lui accorder son pardon. Il prévenait : Un jour, ce garçon provoquera un grand malheur ! C’est fait. Pour nous et pour la Tunisie…Il a même soufflé à Béji Caïd Essebsi, Premier ministre du premier gouvernement provisoire, la façon dont il fallait placer ses pions, emprisonner les ministres de l’ancien régime…C’est de sa propre demeure qu’il alimentera en conseils et en directives perfides le Premier ministre du premier gouvernement provisoire, Béji Caïd Essebsi, dont il était très proche et auquel il servit de conseiller occulte, contrairement aux déclarations publiques que ce dernier n’a cessé de tenir jusqu’à aujourd’hui » (pages 101-102-103-105-39).

 

Dans son livre, « Ma Vérité », Leila Ben Ali parle aussi de Wikileaks : « Le président Ben Ali ayant demandé un jour à ses conseillers d’analyser les informations qui venaient de filtrer sur Wikileaks, ils ont découvert qu’elles étaient dirigées simultanément contre la Tunisie, l’Egypte, la Libye, le Maroc et la Syrie ! Voyez-vous la coïncidence ? » -page 164).

Elle affirme aussi sa « conviction que ceux qui ont fomenté le coup d’Etat, car il faut appeler les choses par leur nom, ne font pas partie du ministère de l’intérieur, mis à part quelques personnes qui ont été manipulées ». Mais elle n’a pas le courage de désigner clairement le général Ammar et ses ordonnateurs du Pentagone.

Elle ne dit pas un seul mot non plus sur le Qatar qui a joué un rôle clef dans la déstabilisation de la Tunisie et dans l’arrivée des islamistes au pouvoir. Bien au contraire, en parlant de son chérie Sakhr el Matéri, dont le pauvre n’a pas trouvé un pays pour l’accueillir  malgré son immence fortune  (comme les Chiboub et les Mabrouk ) ,  elle écrit : « C’est finalement l’émir du Qatar qui a répondu à leur demande et accepté d’accueillir ma fille avec sa petite famille. Seul ce pays a eu le courage de leur offrir l’hospitalité » (page 60). Elle oublie seulement de préciser que cet acte de « courage » et de « générosité », c’était à la demande de Rached Ghannouchi, contre une grosse somme d’argent que Sakhr lui a versé en espèces. Comme dit le proverbe tunisien, « Ils tuent et ils se rendent aux funérailles de leur victime ». Ainsi sont les Qataris.

Comme conclusion, on peut dire que Leila Ben Ali a dit quelques vérités mais qu’elle a oublié l’essentiel. Nous le ferons dans nos prochains articles en révélant d’autres noms et d’autres vérités pas bonnes à dire. Le livre de Leila Ben Ali mérite d’être lu. Il a été publié dans les éditions du Moment à Paris. En voici la Table des Matières. 

 

Mezri Haddad écrit une lettre ouverte à Leila Ben Ali

 

TABL

 

Mezri Haddad écrit une lettre ouverte à Leila Ben Ali

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:34

 

Grave, Slim Chiboub a reçu 1 730 000 euros du constructeur automobile français Renaut  sur un compte ouvert à la banque privée genevoise EFG...


 

renaut.jpg

 

Les multinationales sont bien présentes dans les procédures suisses ouvertes contre le clan Ben Ali. Par exemple Renault, épinglée dans l’enquête fédérale sur Slim Chiboub   un gendre du président déchu.

Entre 2001 et 2003, ce dernier a reçu 1 730 000 euros du constructeur automobile français sur un compte ouvert à la banque privée genevoise EFG au nom d’une société panaméenne, Wiliston Overseas. «L’arrière-plan économique [de ces versements] n’a pas été clarifié», précise unedemande d’entraide adressée par la Suisse à la Tunisie en août 2011.

A l’époque où cette requête a été formulée, les enquêteurs suisses nourrissaient «au moins un début de soupçon que l’obtention d’autorisations d’importation ou autres ait pu être influencée» par cette somme. Interrogé, le groupe Renault n’a pas réagi à ces informations.

D’autres pistes suisses se dessinent dans ce document – comme le transfert de 50 000 dollars à Slim Chiboub par la FIFA , sur le compte suisse d’une autre de ses sociétés panaméennes. L’homme était très présent dans les instances internationales du football. «Durant la période où il a siégé au comité exécutif [ndlr: 2004-2009], M. Chiboub avait droit à une rémunération de la FIFA», indique l’organisation basée à Zurich. Qui précise qu’elle se plie aux sanctions de la Suisse contre les membres du clan Ben Ali.

Le temps


Repost 0
Published by R LA7NACH - dans Tunisie
commenter cet article
17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 01:46

mezri--1--copie-1.jpg

 

C’est par cette phrase choc, attribuée à Alaya Allani, chercheur spécialisé dans les mouvements islamistes au Maghreb, que se terminait la dépêche de l’AFP, du moins dans sa première version ! En effet, cette dépêche de l’Agence France Presse, signée par les journalistes Sofia Bouderbala et Cécile Feuillatre, publiée à 18h15 précise a été légèrement modifiée dans sa seconde version, publiée à 19h. Que s’est-il donc passé ? Est-ce l’une des journalistes en question qui a  volontairement revue et corrigé la chute de son article ? Ou une consigne venue de haut, peut-être de très haut pour supprimer le nom de l’ancien Ambassadeur de la Tunisie à l’UNESCO ? Nous avons en tout cas gardé les deux traces, celle de l’article version hard de 18h15 et celle de l’article version soft de 19h.

Voici le dernier paragraphe de l’article dans sa première mouture :

«  Les salafistes poussent leurs pions.

Dans ce contexte brouillé, les salafistes avancent leurs pions. Estimés à quelques centaines après la révolution, ils seraient désormais plus de 10.000 en Tunisie.

"Par leurs actions spectaculaires, ils veulent faire entendre leur voix, à un moment charnière de l'histoire de la Tunisie où s'élabore la constitution qui va donner un cadre juridique, institutionnel et sociétal pour des décennies", affirme Samir Amghar.

En Tunisie comme dans des pays voisins (Libye, Mauritanie), les salafistes sont travaillés par des débats internes sur leur entrée dans la sphère politique, "à l'instar de ce qui se passe en Egypte où ils constituent la deuxième force", explique Alaya Allani.

Lors du congrès annuel en mai d'Ansar Al Charia, principale branche de la mouvance salafiste tunisienne, son chef Abu Iyadh a fait "un discours sur le tourisme, la santé, le gouvernement, c'était un vrai programme politique", rappelle-t-il.

Le même mois, le parti islamiste interdit Hizb Ettahrir, qui prône la restauration du califat, a de nouveau déposé une demande de légalisation.

Reste une interrogation: l'influence d'Al-Qaïda sur certaines des factions de la mouvance salafiste.

De nombreux observateurs ont relevé que la flambée de violences survenait deux jours après l'appel du chef d'Al-Qaïda Aymen Al-Zawahiri au soulèvement en Tunisie "pour réclamer l'application de la charia".

"Al-Zawahiri a cru que le comportement souple du gouvernement tunisien lui permettait de passer à l'étape supérieure", note M. Allani, soulignant qu'"il n'existe pas jusqu'à présent de preuve d'un lien organisationnel entre al-Qaïda et Ansar al-Charia".

"Al Qaïda n'a pas d'influence en Tunisie", et Al-Zawahiri "est une catastrophe pour l'islam et les musulmans", a rapidement mis au point Rached Ghannouchi, le leader d'Ennahda. Un peuple digne ne fait pas de R.Ghannouchi son héros et de Mezri Haddad son démon ». AFP.

 

 Voici maintenant le lien sur lequel vous trouverez la version revue et corrigée :    

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i9xgivOWmqX3A6Pz_o1qCU1FMpew?docId=CNG.fd3c2e420135c56fe931668be3605cd9.f1&index=2

Nos confrères de tunistribune.com ont été les premiers à reprendre la version originelle de cette bien curieuse dépêche de l’AFP. En voici le lien :

http://www.tunistribune.com/le-peuple-ne-fait-pas-de-ghannouchi-son-heros-et-de-mezri-haddad-son-demon/21670.html

 

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 23:00

 

 

égypte mezri haddad tunisie secret

 

Apparemment, l’ »Appel en 7 points de Mezri Haddad » n’a pas été envoyé à la bonne adresse. Il l’a destiné à l’armée tunisienne, et voilà que c’est l’armée égyptienne qui bouge. Ce que les généraux égyptiens viennent de faire, c’est exactement ce que Mezri Haddad demandait aux généraux tunisiens de faire en Tunisie : dissoudre le parlement et donner un avertissement aux islamistes. A moins que Rachid Ammar ait voulu d’abord tester la recette « mézrinienne » en Egypte. Toute blague à part, l’Appel en 7 points a eu un écho retentissant sur la toile et sur certains sites d’information, au point de provoquer la colère des islamistes « démocrates » et de leurs associés dans la gestion de la boutique tunisienne. Nous avons en effet constaté qu’après l’avoir repris sur le site tunis tribune, webmanagercenter l’a supprimé deux heures après. Pression, menaces ou simple geste de complaisance à l’égard du régime ?    

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article
14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:50

 

تونس أعمال العنف والتخريب للمجموعات السلفية هي خطة ممنهجة لفرض 'نمط مجتمعي قروسطي' على التونسيين.

 

1C 369888372

تونس - أجمع الفاعلون السياسيون والاجتماعيون والنشطاء والإعلاميون أن أعمال العنف والتخريب والنهب والحرق التي تقوم بها المجموعات السلفية هي "خطة ممنهجة لاستهداف الدولة ولفرض نمط مجتمعي قروسطي" فيما قللت حركة النهضة من خطر السلفيين بل طالبت بـ "احترام مقدسات المجتمع التونسي" في إشارة إلى المعرض الفني الذي تعلل به السلفيون ليزجوا بالبلاد في حالة خانقة من الاحتقان والعنف.

وطالب مختلف الفاعلين الحكومة التي تقودها حركة النهضة بـ"الاستفاقة من غيبوبتها وأن تفتح عينيها أمام ما يتهدد البلاد من توتر سياسي وتشنج ديني إذا ما تواصل سيدفع بالبلاد إلى العصيان المدني والفتنة".

واتهم زعيم المسار الديمقراطي أحمد إبراهيم حكومة النهضة بالتلكؤ في "تطبيق القانون على المجموعات المتطرفة ما أعطى رسالة على ضعف الدولة ورسالة أخرى تشجع على الإرهاب".

وقال إن "الأحداث تعد صفارة إنذار يجب أن لا نتغافل عنها لأنها أعمال إرهابية" مضيفا "على الحكومة أن تعود إلى رشدها وتستجيب حالا إلى الحوار الوطني لإيجاد حل جماعي لمجمل المشاكل وفي مقدمتها أمن المواطنين وحرياتهم".

وقال الأمين العام لحركة الوطنيين الديمقراطيين شكري بلعيد إن العنف السلفي في تونس له امتداد خارجي مشيرا إلى أن حزبه "حذر من أن تنظيم القاعدة يسعى إلى وضع يده على تونس وهو ما بدت بوادره الرسالة التي وجهها الإرهابي أيمن الظواهري الذي دعا التونسيين للتقاتل".

وتتطابق رؤية بلعيد للأحداث مع غالبية مواقف السياسيين الذين يرون أن رسالة أيمن الظواهري التي دعا فيها "أحرار تونس لنصرة شريعتهم الإسلامية" أعطت الضوء الأخضر للسلفية الجهادية في تونس التي تضم عناصر تنتمي لتنظيم القاعدة.

ولاحظ المحلل السياسي الهاشمي الطرودي أن كلمة الظواهري شكلت فرصة لتعبئة السلفيين من أجل استهداف مؤسسات الدولة وتقويض مقومات المجتمع التونسي.

وأضاف الطرودي أن الظواهري الذي شن هجوما كاسحا على حركة النهضة "وضح معالم الطريق للسلفية في تونس وخاصة للسلفية الجهادية كما أسس للقطيعة بين التيار السلفي والنهضة".

واعتبر القيادي في حزب التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات المولدي الرياحي عن يقينه بان "السلفيين تحركوا بشكل منظم وممنهج وليس بشكل احتجاجي أو إنفلاتات" وشدد على أن السلفيين باتوا يهددون عملية الانتقال الديمقراطي بعد أن ارتكبوا جرائم في حق رموز الدولة".

وطالب الرياحي "الحكومة أن تتصدى للمجموعات السلفية ومخططاتها التي تهدف إلى خنق الحريات.

وقالت الأمينة العامة للحزب الجمهوري مية الجريبي في مؤتمر صحفي الأربعاء "إن تونس يهددها خطر الإرهاب من قبل مجموعات متطرفة تدعو إلى الفتنة والتباغض".

وأعربت الجريبي عن استيائها من "سلبية الحكومة التي لم تحرك ساكنا" إزاء المجموعات السلفية التي دعت إلى قتل واستباحة دم عدد من الشخصيات السياسية المعارضة والإعلامية

ولم يتردد الكاتب عبد الواحد براهم في القول أن هناك "ميليشيات سلفية ونهضوية موازية لأجهزة الدولة" ملاحظا "أن الحكومة تتحمل المسؤولية الأولى والأخيرة عن أمن مواطنيها فعليها الضرب بقوة على العابثين".

وبلهجة تونسية علق المسرحي والسينمائي فاضل الجزيري على الأحداث قائلا "شيء يخوف" أي أمر مرعب، وأضاف "ما يحدث اليوم مؤشر خطير وغريب وفيه إقرار ضمني بضعف هذه الحكومة التي تفتقد للتجربة والحنكة ولا تزال إلى اليوم تعتمد ازدواجية الخطاب".

وتابع الجزيري "على الحكومة الحالية أن تعدل أوتارها فتونس هي من تدفع الثمن الآن فهي التي تحترق وإن لم تتمكن من ذلك فلترحل بسلام".

أما المثقف الحبيب بلهادي فقد اعتبر الأحداث "لعبة قذرة وسخيفة تتعلل بمعرض فني لتضع تونس في المحرقة" مشددا على أن "ما يحدث اليوم هو إقرار ضمني من الحكومة بضعفها في تعاملها مع الملفات الكبرى، إنه تعامل هاو من حكومة أقصت الكفاءات لتجثم على صدور الشعب بممارساتها السياسية التي أقل ما يمكن أن يقال عنها أنها غير حرفية".

ودعا إتحاد الفنانين التشكيليين إلى "حماية الحريات الفكرية والإبداعية ضد كل أشكال العنف الذي أصبح مسلطا على الإبداع الحر ومنافيا لأبسط أهداف الثورة".

ويتفق الفاعلون السياسيون والاجتماعيون والثقافيون في تونس على أن أحداث العنف كشفت أن حركة النهضة هي الوجه السياسي للسلفيين لذلك تجاهلت انتهاكاتهم للحريات وأعمالهم الإجرامية لتفسح لهم المجال للهيمنة على فضاءات المجتمع فيما تتكفل هي بإدارة الشأن السياسي.

وبالفعل فقد نجح السلفيون خلال الأشهر الأخيرة من التسلل إلى الأحياء الشعبية وإلى الجهات المحرومة وهم ينشطون بكل حرية تحت غطاءات مختلفة مثل الجمعيات الخيرية والجمعيات القرآنية.

ولم تتردد الحركة التي تقدم نفسها في تونس على أنها حركة سياسية مدنية فيما تقدم نفسها في دول الخليج على أنها حركة سلفية وهابية، ولم تتردد في منح رخصة لحزب سلفي يسعى إلى "إقامة دولة الخلافة" في بلد كثيرا ما ناضل مصلحوه وحتى فقهاؤه من أجل دولة مواطنة تضمن الحريات لجميع مواطنيها.

أما على أرض الواقع فإن العلاقة بين حركة النهضة والمجموعات السلفية هي علاقات "أخوة دينية متينة" أكد عليها أكثر من مرة رئيس الحركة راشد الغنوشي وكان كلما سئل عن موقفه من السلفيين أجاب "السلفيون إخواننا وأبناؤنا ومن حقهم التعبير عن مواقفهم وآرائهم لأن تونس المسلمة تتسع للجميع".

ولكن الغنوشي الذي يصفه خصومه بـ "رجل قطر في تونس" وبـ"المرشد الروحي والسياسي للحركات الإسلامية في تونس" بما فيها طبعا السلفية الجهادية لم يمارس "سطوته الدينية" على مجموعات تدين بالولاء لتنظيم القاعدة وتسعى إلى "أفغنة" تونس.

وقبل يومين من إقدام السلفيين على "إحراق" تونس وتزامنا مع رسالة أيمن الظواهري بث ابو ايوب أحد أبرز أمراء السلفية الجهادية في تونس تسجيلا استهدف فيه الدولة التونسية بكل وضوح وأفتى بشرعية ممارسة العنف على المؤسسات السيادية الأمنية والقضائية والإدارية وبشر بدولة دينية ترى في الديمقراطية كفرا.

وحرض أبو أيوب على "الخروج على الحاكم الظالم المرتد" وقال مهددا التونسيين "إذا كانت دساتيركم ومؤسساتكم ودولكم وحقراؤكم يبيحون الطعن في ربنا وفي ديننا وفي نبينا فنحن نكفر بدساتيركم وبمؤسساتكم وبدولكم ونعلنها صراحة أننا نكفر بكم ونكفركم وهذا حكم الله فيكم".

ورغم هذا التهديد الخطير الذي يحرض على استخدام العنف كوسيلة "شرعية" لبناء "دولة الخلافة الإسلامية" فقد لازمت حكومة النهضة كالعادة الصمت ما أكد أن السلفيين هم في الواقع يمثلون القاعدة العقائدية الخلفية للنهضة.

وصرح أمير السلفية الجهادية في تونس سيف الدين بن حسين الملقب بـ "أبو عياض" بأن حركته "تدعم حكومة النهضة وفوضت لها العمل السياسي فيما اكتفى السلفيون بالجوانب العلمية والعقائدية والتوعوية"ز

ويهدف المشروع السلفي الجهادي إلى هدم دولة المواطنة، فهو يقسم المجتمع إلى مؤمنين وكفرة، والدولة المنشودة هي دولة المؤمنين أما الكفرة فمآلهم القتل.

وتتسع دائرة "الكفرة" باتساع فتاوى السلفيين فهي دائرة تضم العلمانيين والديمقراطيين واللبراليين والمبدعين بل وتشمل أيضا المسلمين الذي لا يواظبون على أداء فرائضهم الدينية.

هكذا وضع السلفيون بتواطؤ مع النهضة تونس على صفيح حارق اهتز من خطورته مختلف الفاعلين التونسيين.

وكان رئيس جمعية دار الزيتونية وخطيب جامع بلال بسوسة فريد الباجي الذي يعد من رموز السلفية العلمية كشف قبل الأحداث بأسبوعين أن السلفية الجهادية ستمر الآن"من التنظير والتكفير إلىالتفجير".

وقال الباجي في تصريح لإذاعة "موزاييك" إن البلاد "ستصبح غابة وفوضى كبيرة، والحركة الوهابية وخاصة الجهادية في تونس بعد أن انتقلت من مرحلة التنظير إلى مرحلة التكفير الان ستمر إلى المرحلة الثالثة مرحلة التفجير" وطالب فريد الباجي بوجوب اتخاذ موقف خاصة أن المسألة بلغت لوزير الشؤون الدينية ووزير العدل لدراسة الوضعية.

والغريب أن حركة النهضة لم تتعاطى مع مثل هذه التصريحات بجدية بل على العكس من ذلك قللت من خطورة عمليات ممنهجة ومنظمة لاستهداف مؤسسات الدولة ومقومات المجتمع التونسي بل دفعت بوزرائها في الحكومة ونشطائها إلى التأكيد على أنه "من حق التونسيين الدفاع عن مقدساتهم" معتبرة أن المعرض الفني يسيء للدين الإسلامي.

وسارع كل من وزير الثقافة ووزير الشؤون الدينية ووزير حقوق الإنسان وكذلك وزير الداخلية إلى التصريح بأن "معرض الفنون استفز مشاعر المسلمين" ملاحظين أن "المعرض أغضب الشباب السلفي الذي هبّ للدفاع عن المقدسات".

ولم تزد تلك التصريحات الشارع التونسي سوى المزيد من الاحتقان والإحباط فيما كان التونسيون يتوقعون أن "تستفيق النهضة وحكومتها من غفوتها المفتعلة" وتعلن حزمة من القرارات المهمة التي تضع حدا لمسلسل حرق تونس حلقة تلو حلقة.

ولما استفاقت النهضة بعد ثلاثة أيام من "غزوة السلفيين" التي حرض عليها أيمن الظواهري خرج يوم الأربعاء راشد الغنوشي على التونسيين في مؤتمر صحفي ليوجه أصابع الاتهام لـ"فلول نظام بن علي" مشيرا إلى أن الحركة "تملك معلومات عن تورط رموز تجمعية معروفة ورجال أعمال فاسدين" معتبرا ما حصل هو "فصل جديد للانقلاب على الثورة".

بل إن الغنوشي الذي قلل من دور السلفيين في أعمال النهب والتخريب والحرق ألقى باللائمة على منظمي المعرض الفني لأنه "تضمن لوحات تشكيلية تسيء للمقدسات الإسلامية" ويكون بذلك حمل مسؤولية الأحداث إلى بقايا النظام السابق وإلى الفنانين وبرأ "أبناءه وإخوانه" من السلفيين.

ولم يفوت راشد الغنوشي الذي يدير أداء النهضة بدهاء الفرصة ليركب موجة الأحداث ويدعو مختلف القوى إلى تنظيم "مظاهرة سلمية يوم الجمعة دفاعا عن الثورة وذودا عن المقدسات".

ويقول المحللون إن تقليل راشد الغنوشي من خطورة السلفيين على تونس رغم أنهم ماضون في حرق البلاد دليل على أن هناك "علاقة تقاسم الأدوار" ومؤشر على أن الحركة ليست مستعدة لاستعداءالسلفيين من أجل إرضاء العلمانيين.

غير أن المحللين السياسيين يقولون إنه ما لم تتخذ الحكومة موقفا واضحا من الحركات السلفية فقد تجد نفسها في موقف يفرض عليها مواجهة أنصار تنظيم القاعدة الذين يتحركون بإشارات من أيمن الظواهري.

ولعل هذا ما دفع راشد الغنوشي خلال المؤتمر الصحفي الذي عقده الأربعاء إلى وصف الظواهري بـ أنه "كارثة على الإسلام والمسلمين" لكن الكارثة التي تجاهلها الغنوشي أنه أضفى شرعية على السلفية الجهادية في تونس ولم يحملها ولو جزء من مسؤولية أحداث العنف وسياسة الأرض المحروقة التي تستهدف مؤسسات الدولة والمجتمع.ميدل ايست

Repost 0
Published by kaiser ben kaiser - dans Tunisie
commenter cet article